Revue de presse internationale

À la Une: la répression aura-t-elle raison du soulèvement populaire à Cuba?

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Les forces cubaines ont arrêté des dizaines de personnes à la suite de manifestations antigouvernementales.
Les forces cubaines ont arrêté des dizaines de personnes à la suite de manifestations antigouvernementales. YAMIL LAGE AFP

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Alors que plus d'une centaine de manifestants et de militants ont été arrêtés à Cuba, et que les affrontements ont déjà fait un mort, le pouvoir castriste « cherche à étouffer la flambée historique de dissidence », estiment les envoyés spéciaux du Guardian qui soulignent que la répression est en marche « contre ceux qui manifestent contre les pénuries de nourriture et de médicaments », mais également contre les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes « tous ceux qui font pression pour plus de libertés politiques ».

« Bien qu'il y ait des revendications politiques, les protestations semblent être avant tout un soulèvement social », analyse de son côté le Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui estime « que cela ne les rend pas moins dangereuses pour les dirigeants cubains ». Et c'est pourquoi, dit le quotidien allemand, « ils répondent par la répression ».

Si les manifestations sont assurément « un coup de semonce pour le régime communiste », souligne de son côté le TagesSpiegel « les célébrations et la jubilation de la communauté cubaine en exil en Floride sont toutefois prématurées ». Pour le quotidien « il ne faut sous-estimer la capacité de l'appareil de sécurité de l'État à stopper les manifestations à l'avenir ».

« Le retour de Raoul Castro, très craint par la population, est d'ailleurs un signal envoyé aux manifestants », note de son côté le quotidien belge Le Soir. « Même s'il est plus jeune d'une génération que les Castro, il ne faut pas oublier non plus que le président Diaz-Canel se considère comme un révolutionnaire de la vieille école », ajoute de son côté le Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui craint une reprise en main brutale à Cuba.

Joe Biden accuse les républicains de vouloir « saper le droit de vote » 

Alors que les législations électorales restrictives se multiplient dans les États sous contrôle républicain, le président Biden a tapé du poing sur la table hier, explique le New York Times. « N'avez-vous pas honte ? », a-t-il ainsi lancé aux républicains dans un discours vigoureux prononcé à Philadelphie, ville où est née la Constitution américaine, rapporte le quotidien. « C'est la plus grande menace pour la démocratie depuis la guerre civile », souligne de son côté le Washington Post reprenant également les mots du président déterminé, dit le quotidien, « à relancer les efforts pour l'adoption d'une loi fédérale sur le droit de vote », mais sans se prononcer « sur un passage en force au Sénat ».

Depuis janvier « 17 États ont déjà adopté des lois électorales restrictives », qui compliquent l'accès aux urnes des minorités, « notamment des Afro-Américains qui votent surtout démocrate », souligne le New York Times qui rapporte que pour « empêcher l'adoption d'une telle loi », les 130 élus démocrates de l'Assemblée du Texas se sont ainsi enfuis à Washington, « afin que le quorum ne soit pas atteint lors du vote, retardant ainsi temporairement le projet de loi républicain ». Ces élus en fuite hors de leur État pourraient être légalement arrêtés par la police texane, voilà pourquoi explique encore le quotidien « ils ont prévu de rester à Washington durant toute la durée de la session parlementaire au Texas ».

Insultes racistes : le gouvernement britannique sous pression

Une « vague d'insultes racistes », qui a suivi la défaite de l'Angleterre à l'Euro de foot dimanche dernier, et qui a visé « les 3 joueurs noirs de l'équipe qui ont raté leur pénalty lors de la finale de l'Euro », note le quotidien suisse Le Temps qui souligne que la fédération anglaise réclame depuis des mois « la mise en place d'une législation plus dure ». Même le gouvernement britannique a dû se défendre « d'être hypocrite », indique de son côté le Guardian qui à l'instar de l'ensemble de la presse britannique ce matin presse le Premier ministre Johnson de mettre plus de « pression sur les réseaux sociaux » « alors que certains comptes en ligne qui ont envoyé ces messages racistes n'ont toujours pas été fermés », dénonce de son côté le tabloïd Metro. « L'Angleterre pourrait également être obligée de jouer sans ses supporters », souligne par ailleurs le Guardian « après les scènes de chaos et de violences au stade Wembley lors de la finale », l'UEFA pourrait ordonner plusieurs matchs « à huis clos ».

Venise enfin débarrassée des grands navires de croisière

En espérant que cette fois soit la bonne, après de multiples tentatives, les vénitiens ont été entendus et Rome a « suspendu le passage des paquebots géants dans le centre historique de Venise à compter du 1er août prochain », rapporte La Repubblica et l'ensemble de la presse internationale, qui à l'instar du Wall Street Journal souligne « un grand pas en avant vers la protection des fondations de son centre historique et de sa fragile lagune ». Une bonne nouvelle en tout cas pour la Sérénissime qui fête cette année ses 1600 ans.

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