Revue de presse internationale

A la Une: la conquête spatiale du milliardaire Jeff Bezos, entre rêve et appétit commercial

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Après Richard Branson, Jeff Bezos, patron d'Amazon, va pouvoir profiter d'un vol spatial, le 20 juillet 2021.
Après Richard Branson, Jeff Bezos, patron d'Amazon, va pouvoir profiter d'un vol spatial, le 20 juillet 2021. © AP/Sean Murphy

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Un nouveau milliardaire dans l’espace, 11 jours après le vol de Richard Branson, Jeff Bezos trace à son tour sa voie vers les étoiles à bord de sa propre fusée.

Avec Jeff Bezos « le ciel n’est plus la limite », s’enthousiasme Le Soir pour qui « l’itinéraire stratosphérique du fondateur d’Amazon n’est pas l’ultime spasme d’un milliardaire lunatique », « mais la réalisation d’un rêve d’enfance », et la certitude que c’est dans l’espace que l’humanité ira demain chercher de nouvelles ressources, « Jeff Bezos défend l’idée de colonies spatiales », explique encore le quotidien belge « des colonies d’un million d’habitants nichées sous un immense dôme de verre où se côtoient des villes futuristes ». C’est ce rêve de « transhumanisme », qu’il offre aujourd’hui à tous, insiste Le Soir. Il s’agit d’ouvrir « une route vers l’espace pour les générations futures », souligne de son côté le Wall Street Journal, qui explique que la société Blue Origin « doit son nom à la conviction que cette planète bleue n’est que le point de départ de l’avenir de l’humanité ».

Voilà, un rêve qui est également une vaste affaire commerciale « si le vol de ce mardi est couronné de succès, Blue Origin en prévoit 2 autres d’ici à la fin de l’année et plus d’une demi-douzaine l’an prochain », note de son côté le Washington Post qui souligne que « dans un premier temps les places seront offertes aux meilleurs enchérisseurs pour des dizaines de millions de dollars ». Cette course entre milliardaires pour la conquête du marché du tourisme spatial, laisse en tout cas certains quotidiens dubitatifs, à l’instar du Temps, pour qui « si les missions scientifiques nécessaires sont une chose, transformer le ciel en parc d’attractions pour mégariches en est une autre ». Et le quotidien suisse de s’interroger sur la finalité d’un vol éminemment « polluant », sans « véritable destination », et surtout « en plein réchauffement climatique ». 

L’affaire d’espionnage Pegasus suscite l’indignation dans le monde  

Tollé mondial, après les révélations sur l’utilisation du logiciel espion israélien par des gouvernements autoritaires, mais également par de grandes démocraties comme en Inde, où la presse est vent debout pour dénoncer « l’attaque portée contre la démocratie », souligne l’Indian Express qui rapporte que le parti d’opposition le Congrès accuse le gouvernement de Narendra Modi « d’être le déployeur et l’exécuteur d’un racket d’espionnage ».

« Rahul Gandhi le rival politique le plus important du Premier ministre a été ciblé 2 fois comme cible d’écoute potentielle », souligne de son côté le Guardian qui donne la parole au lanceur d’alerte Edward Snowden pour qui « ces logiciels espions doivent être interdits de vente à l’échelle mondiale ». Interdiction également défendue par de nombreux éditorialistes dont celui du Tageszeitung. Émoi également en Israël « où les révélations du logiciel NSO placent le pays du côté des méchants », titre le quotidien Haaretz qui dénonce « le côté sombre de l’industrie israélienne », qui jette « une ombre sur tous les citoyens du pays ». Le Haaretz qui réclame des explications du gouvernement israélien.

Vers la fermeture de Guantanamo ?

« Notre but est de fermer Guantanamo », a réaffirmé hier la porte-parole de la Maison Blanche, rapporte la presse américaine, après donc la libération, la première sous l’administration Biden, d’un détenu marocain « qui aurait dû être libéré depuis 2016 », souligne de son côté le Guardian qui évoque un premier pas possible de Biden « vers la fermeture de Guantanamo », ou tout du mois « des efforts pour y réduire le nombre de prisonniers qui s’élèvent encore à 39 détenus ».

Un « processus de libération qui s’était enlisé sous Donald Trump », souligne le Washington Post qui rappelle qu’à son apogée après les attentats du 11 septembre 2001 « la prison contenait 700 détenus accusés de terrorisme » et qu’elle est « devenue le symbole mondial des excès des États-Unis dans leur réponse aux menaces terroristes ». L’administration Biden se fixe en tout cas « aucun calendrier ni date limite » pour la fermeture de Guantanamo, souligne encore le Post.

Des enfants parmi les 11 000 athlètes aux JO de Tokyo

Encore presque des enfants. Le South China Morning Post, rapporte que la plus jeune olympienne sera la pongiste syrienne Hend Zaza 12 ans tout juste, elle n’avait que 11 ans lorsqu’elle s’est qualifiée souligne le quotidien chinois.

Il y a également la Britannique Sky Brown 13 ans, plus jeune athlète du Royaume-Uni, qui cherchera une médaille en skate-board, et puis la plongeuse chinoise Quan Hongchan, 14 ans -dont déjà 7 ans de plongeons et de compétition. Au milieu des adultes, ils ont tous des chances de médailles. La valeur n’attend pas le nombre des années.

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