Revue de presse internationale

À la Une: l'ONU au chevet de l'Afghanistan au bord de l’effondrement

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Le siège de l'Organisation des Nations unies (ONU) à New York.
Le siège de l'Organisation des Nations unies (ONU) à New York. © AFP/Daniel Slim

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La presse internationale revient longuement ce mardi sur la conférence des donateurs de l’ONU, qui a permis la veille de réunir « plus d’un milliard de dollars d’aides d’urgence », pour combattre « la crise humanitaire qui s’est aggravée après la prise de pouvoir des talibans », explique The Washington Post. C’est « une bouée de sauvetage », alors que le pays s’enfonce dans une misère « chaque jour un peu plus périlleuse », alors « qu’un million d’enfants risquent de mourir de faim si rien n’a fait », rapporte de son côté Le Temps, qui souligne que cette aide ne fera que « parer au plus pressé », en clair « l’aide humanitaire n’empêchera le pays de sombrer si l’économie afghane s’écroule ».

« C’est l’un des dilemmes posés par la prise de contrôle des talibans », note également le Post, qui rappelle que « l’aide étrangère représentait la part du lion du budget du gouvernement afghan », et que les États-Unis ont notamment gelé « 9 milliards de dollars de réserves afghanes ». À défaut de débloquer ces aides, souligne encore le quotidien américain, « les conséquences seront non seulement dévastatrices pour la population afghane », mais elles entraîneront également « une déstabilisation des pays voisins et un exode massif de réfugiés ».

Biden vole au secours du gouverneur de Californie

« Le maintien du gouverneur démocrate Gavin Newsom se joue ce mardi, lors d’un référendum de révocation », qui a été déclenché par des militants californiens « opposés à ses mesures de lutte contre le Covid-19 », rapporte le correspondant américain du quotidien Le Temps, qui précise que la loi californienne « autorise ainsi les électeurs mécontents à organiser un scrutin de rappel pour remplacer leur gouverneur ». Un référendum possiblement périlleux pour Gavin Newsom, « la visite de soutien du président Biden souligne (d’ailleurs) toute l’inquiétude du Parti démocrate face à la possibilité de perdre la Californie », commente The New York Times, soit « l’État le plus peuplé, et le plus riche du pays, note le quotidien, et où les démocrates sont presque deux fois plus nombreux que les républicains ».

Dans les dernières heures de campagne, le président Biden a donc décidé lundi de ressortir « l’épouvantail Donald Trump », explique le Washington Post, mettant en garde les électeurs contre le candidat républicain Larry Elder, qualifié par Joe Biden de véritable « clone de Trump », qui remettrait en cause a-t-il dénoncé tout à la fois « la vaccination, l’IVG et la lutte contre le réchauffement climatique ».

La gauche revient au pouvoir en Norvège

Les 4 millions d’électeurs norvégiens ont « évincé les conservateurs au pouvoir depuis huit ans, en faveur du travailliste Jonas Gahr Store, 61 ans, ancien ministre des Affaires étrangères, mais également millionnaire », note le correspondant scandinave du New York Times.

« Les travaillistes se réjouissent, mais les discussions de coalition s’annoncent difficiles », souligne de son côté The Guardian, qui explique qu'une coalition « de trois partis de gauche ou bien encore une coalition avec les Verts », exigeraient du futur Premier ministre Store qu'il arrive « à faire des compromis sur toute une série de politiques, de l’avenir de l’industrie pétrolière aux relations de la Norvège avec l’UE ». Autant de sujets qui divisent, commente de son côté Süddeutsche Zeitung, qui rappelle que « les Verts ont notamment appelé à l’arrêt de toute production pétrolière norvégienne d’ici 2035 », dans un pays où le pétrole reste la principale source de richesse.

Des femmes dans la garde suisse du pape ?

« Des femmes parmi les gardes suisses protégeant le pape ? », s’interroge La Repubblica, « ce n’est pas fait », dit le quotidien italien mais « le plan des nouvelles casernes au Vatican le prévoit, avec 126 chambres individuelles qui permettraient d’accueillir des femmes ». « Cela sera possible dès 2027, à la fin des travaux », indique de son côté Le Temps, qui explique que « depuis 500 ans les femmes sont exclues de la garde pontificale, réservée aux seuls hommes, suisses et catholiques pratiquants ».

Le pape ouvrira-t-il alors sa garde suisse à la mixité ? La décision est entre ses seules mains, affirme un vaticanologue dans le quotidien suisse, soulignant que « le pape François est un spécialiste de l’image, et qu’il sait s’en servir de manière très appropriée. Imaginez, des femmes dans la garde suisse, ça serait historique et médiatique ».

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