Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

Le Sénégal importe du riz pour le distribuer aux ménages les plus pauvres

Audio 01:50
Des agents de la municipalité attendent pour commencer la distribution de riz et de savon par le maire de Dakar, le 10 avril 2020.
Des agents de la municipalité attendent pour commencer la distribution de riz et de savon par le maire de Dakar, le 10 avril 2020. SEYLLOU/AFP

Au Sénégal, 139 000 tonnes de riz pour les ménages les plus pauvres seront distribuées dans les jours à venir. Une réponse aux conséquences économiques liées à la pandémie dans le pays. Des tonnes de riz ont été massivement importées, le pays n’étant pas autosuffisant.

Publicité

de notre correspondant à Dakar,

Des sacs de riz par centaines sur des camions… Tous seront livrés à environ un million de ménages, ce qui représente les 8 millions de Sénégalais les plus pauvres. Ce riz est arrivé par la mer au port de Dakar et a été réceptionné par le président Macky Sall lui-même.

Une importation massive : dans le plan d’urgence, seules 900 tonnes de riz local ont été provisionnées. Autrement dit, un seul grain sur 100 vient du Sénégal dans cet ambitieux programme d’aide alimentaire.

Quatre importateurs se sont partagé le marché, pour environ 27 milliards de Francs CFA, plus de 40 millions d’euros d’après l’avis d’attribution. Une importation qui révèle la faiblesse de la filière riz au Sénégal.

Une riziculture pourtant ancienne. Les autorités ont souvent cherché à la dynamiser. Dès 2014 Macky Sall a mis en place un programme de subventions pour mécaniser la production.

Rien à faire, promesse électorale, l’autosuffisance en riz n’est toujours pas une réalité. La production locale stagne autour d’un million de tonnes par an… loin de l’objectif des 1 600 000 tonnes requises pour avoir dans les assiettes un Thiéboudiène -le plat national accompagné par la céréale- 100% sénégalais.

Cette grosse commande vers des fournisseurs extérieurs à l’heure de la pandémie est une piqûre de rappel, nous explique Alioune Fall directeur de l’Institut Sénégalais de Recherches agricoles

Le plus urgent, disent les connaisseurs de la filière, est d’encourager un peu plus l’achat du riz local par les consommateurs qui se tournent trop souvent vers les sacs importés. Faire de la pédagogie, le seul moyen d’encourager la production au Sénégal.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.