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Reportage international

Coronavirus: à New York, les graves conséquences du confinement

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La ville de New York observe un confinement aux conséquences graves sur l'économie et sur la société.
La ville de New York observe un confinement aux conséquences graves sur l'économie et sur la société. REUTERS/Lucas Jackson

Aux États-Unis, New York reste au cœur de cette épidémie de coronavirus. Pour la ville qui ne dort jamais, le confinement qui se prolonge a de graves conséquences sur l'économie et sur les huit millions d'habitants. Des nombreux commerces et restaurants sont fermés, des milliers de personnes se retrouvent sans travail.

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Dans un quartier de New York, une scène presque irréelle. Sur plusieurs pâtés de maisons, des dizaines et des dizaines de taxis jaunes garés, hors service. Symboles éternels de la ville, les taxis jaunes font partie des plus touchés par la crise liée au coronavirus. Avec le confinement, leur clientèle a baissé de 75%. De ce qu’il reste, « la majorité, c’est ceux qui vont dans les hôpitaux, ceux qui font des livraisons dans les hôpitaux et ceux qui ont travail et ne peuvent pas s’arrêter. », explique Saibou Sidibé, de l’alliance des travailleurs de taxis.

► À lire aussi : New York, épicentre de l’épidémie de coronavirus aux États-Unis

Il est lui-même chauffeur à mi-temps. Pour une journée de travail, les taxis gagnent aujourd’hui 50 dollars. Avant, c’était environ 300 dollars. « C’est dur, parce qu’ils doivent payer le médaillon des voitures, vous devez payer le carburant, vous devez payer l’assurance », énumère-t-il. Un gain faible pour un risque trop élevé qui pousse de plus en plus de chauffeurs à rester à la maison. « Les chauffeurs ont peur aujourd’hui en général et chacun cherche à se protéger. Tu sais que tu roules, tu ne sais pas qui tu prends », dit-il.

« En l’espace de cinq minutes, j’ai perdu mon restaurant »

Arrêter de travailler, c’est aussi ce qu’a dû faire Amanda Cohen. Il y a tout juste un mois, son restaurant, « Dirt Candy », était complet tous les soirs. Pour 100 dollars, elle proposait un menu dégustation. Une formule qui ne se prête pas à l’option à emporter. Elle a tout simplement été obligée de licencier ses 30 employés. « C’était un moment très triste. On n’avait aucune idée de quand on se reverrait. En l’espace de cinq minutes, j’ai perdu mon restaurant », déclare Amanda Cohen.

Comme le « Dirt Candy », de nombreux restaurants parmi les 25 000 que compte New York vont sans doute disparaître. Pour Amanda Cohen, cette crise sanitaire a exposé les défaillances du système américain qui offre peu ou pas de sécurité d’emploi.

Des aides de plus en plus sollicitées

Depuis le début du confinement il y a un peu plus d’un mois, au moins 10% des habitants de la région de New York se sont inscrits au chômage, et les soupes populaires et banques alimentaires comme celle de Denise Scaravella sont plus que jamais sollicitées. « Beaucoup de nos bénéficiaires aujourd’hui sont des familles. Je n’avais jamais eu ça. On a toujours eu des hommes seuls ou des femmes qui vivent dans le métro ou le parc. Mais aujourd’hui, eux viennent toujours et on a aussi de plus en plus de familles. On n’avait jamais vu ça à ce point avant », constate-t-elle.

D’habitude, Denise Scaravella servait moins de 300 repas sur une journée entière. Aujourd’hui, en deux heures, elle en distribue jusqu’à 400. Une demande de plus en plus forte, alors que de nombreuses banques alimentaires ont dû fermer faute de donations ou de nourritures suffisantes.

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