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Afrique économie

Burkina Faso: le blues des transporteurs impactés par le coronavirus

Audio 02:16
A Ouagadougou au Burkina Faso, le 20 avril 2020 (image d'illustration).
A Ouagadougou au Burkina Faso, le 20 avril 2020 (image d'illustration). REUTERS/Anne Mimault

Au Burkina Faso, une dizaine de jours après la reprise des activités des transports en commun, ce n’est pas encore la grande affluence dans les gares. Les compagnies de transport ont dû réduire les fréquences des départs de bus pour limiter les pertes. Les mesures contre le Covid-19 ne permettent pas aux bus de transporter un nombre important de passagers par trajet. Et même au niveau des chauffeurs de taxi, c’est la même crise, les clients se font très rares.

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D’ordinaire bruyantes, c’est le silence qui domine dans les gares routières, depuis la reprise des activités de transport. D’une vingtaine de départs entre la capitale et Bobo-Dioulasso, la compagnie TCV se contente désormais d’un seul départ de bus par jour. « Actuellement nous sommes à une fréquence, des deux sens, c’est-à-dire Bobo-Ouaga, et depuis que l’on a commencé, ça ne prend pas comme avant », explique Dramane Palé, le chef d’exploitation dans la région du centre.

Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, .il est convenu la limitation du nombre de places dans les bus À titre d’exemple, les bus qui ont plus de 70 places, ne peuvent transporter que 60 passagers et ceux qui ont plus de 55 places sont limités à 45 passagers. « Evidemment, quand nous prenons quarante-six passagers, cela fait presque une vingtaine de places qui restent vides. Et cela a des répercussions financières sur nos recettes. Nos départs ont diminué, à cause du couvre-feu, les départs de l’après-midi sont annulés », détaille Roland Yaogo, chef de gare à la compagnie TSR.

Pour le moment, c’est le trafic interne qui est ouvert. Les frontières restent fermées. Jacques Ismaël est le guichetier de la société de transport des savanes qui dessert le Niger, le Togo et la Cote d’Ivoire. Il passe désormais ces journées à observer les bus à l’arrêt. « En tous cas, depuis le jour où l’on a fermé les frontières, on est là "calés", on ne fait rien », déplore-t-il.

Pas de clients pour les taxis

Du côté des chauffeurs de taxi, c’est la même galère. Pas de clients, donc plus de recette journalière. « En tous cas, là actuellement, c’est grave. Par jour, on ne gagne pas grand-chose, des fois mille francs, des fois deux mille francs. Des fois, on peut faire trois jours sans clients. Présentement là, ça ne marche pas du tout », témoigne un chauffeur. « Il n’y a même pas de clients. On nous dit de prendre trois personnes à 500 francs, les gens refusent. Même à trois cent. Depuis le matin, là, c’est mille francs qui sont dans ma poche. », raconte un autre.

Ce ralentissement dans le transport inquiète de plus en plus les travailleurs. « Tout est arrêté à notre niveau. Nous on se demande comment on va être payés. Notre souhait est que cela reprenne vite sinon c’est inquiétant. En vérité on ne travaille pas, or il faut travailler pour espérer être rémunéré », explique Dramane Palé. Les transporteurs espèrent une réouverture des frontières pour une relance de leurs activités.

 

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