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Reportage international

L'Inde est désormais le quatrième pays le plus touché au monde par la pandémie de Covid-19

Audio 02:33
Des travailleurs réparent des moustiquaires d'un train de voyageurs stationné qui sera équipé pour soigner les patients atteints du coronavirus, dans une gare de triage à New Delhi, en Inde, le 15 juin 2020.
Des travailleurs réparent des moustiquaires d'un train de voyageurs stationné qui sera équipé pour soigner les patients atteints du coronavirus, dans une gare de triage à New Delhi, en Inde, le 15 juin 2020. REUTERS/Anushree Fadnavis

Le coronavirus continue à se propager rapidement en Inde, devenu le quatrième pays le plus touché du monde avec 380 000 cas et 13 000 décès. La contagion est particulièrement virulente dans les grandes villes comme New Delhi, qui concentre 12% des cas du pays et où les hôpitaux ont déjà du mal à faire face. Reportage dans la capitale de notre correspondant.

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Les ambulances entrent en trombe dans Lok Nayak Jai Prakash, le plus grand hôpital public de New Delhi dédié au Covid-19. Sumita Sompal, un foulard bleu en guise de masque, est inquiète. Cela fait 10 jours que son mari a été hospitalisé, mais il n’a toujours pas les résultats de son test de Covid-19. « Il avait la dengue mais ils suspectaient aussi le Covid-19. Maintenant il est enfermé dans cet hôpital et il me dit qu’il voit des cadavres de patients abandonnés. Je veux qu’il sorte, car s’il n’a pas le Covid, il va l’attrapper ! »

Officiellement, seulement 40% des 2 000 lits de l’hôpital sont occupés, mais cette crise a créé de nouveaux problèmes, reconnait Ritu Saxena, la coordinatrice de l’hôpital pour le Covid-19. « Nous avons besoin de personnel, car avant, les familles des patients s’occupaient de leurs besoins quotidiens. Maintenant on ne peut pas les laisser entrer, donc nous nous occupons de tout. Pour l’instant la situation est sous contrôle, mais cela peut vite changer si des milliers de malades arrivent chaque jour, comme on s’y attend. »

Les autorités de New Delhi estiment que le nombre de cas doublera en deux semaines dans la capitale, et devrait être multiplié par 10 d’ici à la fin juillet pour dépasser les 500 000 cas. Or jusqu’à présent, New Delhi ne comptait que 10 000 lits dédiés au Covid-19. Le gouvernement est donc en train de convertir des wagons de trains, des hôtels et des salles de mariage en hôpitaux de fortune.

En attendant, les corbillards ne cessent d’arriver dans le crématorium hindou de Nigambodh Ghat, au nord de la ville. Le nombre de cadavres qui arrive ici chaque jour a augmenté de 50% en quelques semaines. Et cela offre parfois des visions d’horreur aux familles endeuillées. Comme celle de Nidhi Gupta, qui attend la crémation de sa mère. « Ils ont pris le corps de ma mère et l’ont empilé avec neuf autres corps dans une ambulance. C’est inhumain ! On traite les humains pires que des animaux. Nous demandons qu’une chose au gouvernement : sauvez Delhi ! »

Cette femme de 48 ans est morte, comme des milliers d’autres, avant d’avoir reçu les résultats de son test de Covid-19. Les laboratoires sont débordés et les autorités ont donc promis de tripler la cadence de tests, entre autres grâce à une technique appelée antigène, moins chère et moins précise, mais qui offre des résultats en 30 minutes.

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