Accéder au contenu principal
Si loin si proche

Yangambi Épisode 2: l’usage de la forêt

Audio 48:30
Le makala ou bois énergie est une des sources de déforestation de la forêt autour de Yangambi.
Le makala ou bois énergie est une des sources de déforestation de la forêt autour de Yangambi. Axel Fassio/CIFOR

À plus de deux mille kilomètres de Kinshasa et cent kilomètres de Kisangani, au cœur de la forêt du Bassin du Congo, se cache un joyau insoupçonné : Yangambi.

Publicité

Dans la province de la Tschopo, au nord-est de la RDC, cette immense cité scientifique, jadis plus grande station de recherche tropicale au monde, a été le siège au temps de la colonisation belge, de l’INEAC rebaptisé depuis INERA, Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques.

Sur place, entre le puissant fleuve Congo et les grands arbres centenaires de la deuxième forêt tropicale au monde, on voyage parmi de curieux vestiges de bâtisses coloniales, de briques et de bois, au lustre éteint, mais bel et bien encore debout. Et l’on découvre des trésors de savoirs et de biodiversité, du plus grand herbarium d’Afrique centrale, à l’immense bibliothèque de recherche en passant par la xylothèque ou collection de bois tropicaux.

Quoiqu’isolés, les lieux ont traversé l’histoire tumultueuse du pays, de l’exploration coloniale et impérialiste belge par le fleuve Congo à l’exploitation intensive et meurtrière de l’arbre à caoutchouc, dont tout le monde se rappelle les heures sombres. Aujourd’hui, les appétits coloniaux mâtinés de science ont su faire place à une réserve de biosphère de l’Unesco de plus de 250 000 hectares et à de nouveaux projets soutenus par des bailleurs de fonds internationaux. Longtemps délaissée, Yangambi renaît donc lentement, notamment grâce au concours de l’Union Européenne et du CIFOR, Centre de recherche forestière internationale. Petit à petit, les chercheurs retrouvent le chemin des longs couloirs de sa bibliothèque et celui des pistes du plus grand massif forestier d’Afrique, deuxième poumon vert au monde après l’Amazonie qu’il faut protéger de la déforestation, un enjeu international, colossal et vital... Mais pour ce faire, il faut savoir s'entendre avec les populations locales qui vivent à l'intérieur ou autour de la réserve de biosphère. Des hommes de la forêt qui y puisent leurs ressources et leur subsistance mais aussi leur culture et leurs savoirs ancestraux. 
Une série en 2 épisodes d’Élise Picon.

Liens utiles sur Yangambi :
- Retrouvez les activités du CIFOR qui, depuis 2017, a mis en place à Yangambi le projet FORETS
- Découvrez l'INEAC en images, au temps des colons belges
- Le Jardin botanique de Meise en Belgique a participé avec les agents de l’INERA à la numérisation des herbiers de Yangambi
- Les studios Kabako à Kisangani ont lancé le projet de sensibilisation à la déforestation « Dessine-moi une forêt »
- Plus d’infos sur la réserve de Biosphère de Yangambi. Un article de Justin Kyale Koy.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.