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Revue de presse française

À la Une: ce vrai coup de gueule d’un médecin sur la deuxième vague en France

Audio 04:27
Un patient atteint du Covid-19 est secouru et transporté par du personnel de santé pendant une opération à Strasbourg, le 27 mars 2020.
Un patient atteint du Covid-19 est secouru et transporté par du personnel de santé pendant une opération à Strasbourg, le 27 mars 2020. REUTERS/Christian Hartmann

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C’est le professeur Éric Caumes qui le lance dansLe Parisien Dimanche. Chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, à Paris, ce médecin estime que « les autorités n’arrivent plus à contrôler certains clusters. Ça va péter dans beaucoup d’endroits », bûcheronne-t-il dans ce journal.

Aussi, le professeur Caumes recommande-t-il de laisser les jeunes « se contaminer entre eux à condition qu’ils ne voient pas leurs parents et leurs grands-parents. Sinon, les jeunes seront un réservoir de contamination et on se retrouvera avec une épidémie ingérable (…) En les laissant se contaminer, ils participeront à l’immunité collective », explique-t-il dans Le Parisien Dimanche, préconisant, au sujet des voyageurs en provenance de pays « très à risque », de leur imposer une quarantaine. « Aujourd’hui, le Maroc et le Mexique ne figurent même pas sur cette liste, c’est ubuesque... », se scandalise Éric Caumes dans Le Parisien Dimanche.

En France encore, le gouvernement va créer une commission sur les violences sexuelles faites aux enfants :

C’est Adrien Taquet, qui l’annonce au Journal du dimanche. Le secrétaire d'État chargé de l'Enfance et des Familles indique à cet hebdomadaire qu'un projet de loi sera présenté l’an prochain afin de mettre en place « un organe de pilotage unifié » dédié à cette lutte. Adrien Taquet estime dans Le JDD que ce « tabou » des violences sexuelles sur enfants pourrait concerner « 4 millions de personnes » en France.

Au Mali, après la trêve de la Tabaski, l'opposition annonce la reprise des actions de désobéissance civile dès le milieu de la semaine prochaine. Après l’échec de la médiation de la Cédéao, le Mali est dans l’impasse. Et la France avec :

Que réserve la semaine à venir au Mali ? SelonL’Obs, « l’opposition risque de ne pas faiblir. Pour la France, le danger numéro un est d’être perçue par la jeunesse malienne comme le rempart d’un pouvoir qu’on n’hésite pourtant pas, à Paris, de qualifier de "prédateur". Mais sauf à employer les vieilles méthodes dépassées de la Françafrique, Paris a peu de leviers pour stopper cette dérive qui inquiète tout le monde, en Europe comme en Afrique, énonce L’Obs. Au Mali comme dans les autres pays du Sahel, la France doit mieux écouter les sociétés civiles », recommande cet hebdomadaire.

Nous l’avons longuement évoquée hier avec le Bénin, la vague des indépendances africaines fête son soixantième anniversaire. Mais aujourd’hui, l’indépendance est passée de mode :

« Il en allait autrement il y a soixante ans, se remémore le magazine Le Point. C’est dans la liesse populaire que les ex-colonies françaises d’Afrique subsaharienne accédèrent à la souveraineté en 1960. Rien qu’au mois d’août de cette année-là se sont succédé le Bénin, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Tchad, la République centrafricaine, le Congo et le Gabon, rappelle cet hebdomadaire. (…) L’État était gage de paix et de développement. »

Mais ça, c’était avant

Aujourd’hui, en effet, regrette Le Point, « un État naissant est devenu un témoignage de discorde et de conflit. Depuis un quart de siècle, seuls sept États sont nés dans le monde. Le dernier en date fut, en 2011, la République du Soudan du Sud, qui a fait sécession du Soudan pour devenir le 193e membre des Nations unies. Ce fut, là aussi, une calamité, soupire ce magazine. La guerre civile sud-soudanaise, émaillée d’épouvantables atrocités, a fait quelque 400 000 morts et déplacé plus de 4 millions de personnes, soit le tiers de la population du pays ».

Pour Le Point, « la mondialisation est passée par là (…) Les attributs de la souveraineté aujourd’hui ne sont plus tant des frontières sûres qu’un poids économique et politique suffisant pour se faire respecter par les grands pays (…) Il y a soixante ans, l’indépendance était la solution. Aujourd’hui, elle est le problème », regrette Le Point.

L’indépendance, justement. Cette semaine à son tour, la Côte d’Ivoire va célébrer la sienne. Et pour le président Ouattara, ce pourrait être l’occasion d’annoncer sa candidature à un troisième mandat :

Selon Le Journal du Dimanche, « le chef de l’État de 78 ans (…) devrait clarifier sa position lors du traditionnel discours télévisé » de l’anniversaire de l’indépendance ivoirienne.

« S’il finit par "y aller", le chemin qui le mènera vers un troisième mandat sera loin d’être une aimable promenade », énonce Le JDD. Lequel hebdomadaire anticipe une campagne électorale « qui promet d’être très dure » ainsi qu’une élection présidentielle qui  « pourrait signer le retour de Laurent Gbagbo ».

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