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Chronique des matières premières

L’Algérie se prépare à importer du blé russe

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Un champ de blé dans le village de Karpenkovo à 150 Kilomètres de Voronezh en Russie (image d'illustration).
Un champ de blé dans le village de Karpenkovo à 150 Kilomètres de Voronezh en Russie (image d'illustration). Kirill KUDRYAVTSEV/AFP

Le blé français a longtemps eu la faveur de l’Algérie, mais le pays nord-africain se prépare à importer plus de blé de la mer Noire, en revoyant à la baisse ses exigences de qualité pour le prochain appel d’offre.

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Le gouvernement algérien a donné son aval. Le cahier des charges pour les importations de blé en Algérie est revu à la baisse pour les origines de la mer Noire. La tolérance de grains piqués ou punaisés dans les cargaisons est relevée à 0,5% contre 0,2% maximum auparavant. C’était le principal frein aux achats de blé russe ou ukrainien par l’Office algérien des céréales. Et c’est une révolution dans la politique d’achat de l’Algérie. Premier client du blé français, elle accueillait généralement un tiers à la moitié des exportations françaises hors d’Europe.

Moitié moins de blé français vers l’Algérie cette année

Mais il se trouve que cette année, la France n’a pas beaucoup de blé à vendre après la mauvaise récolte de cet été. L’Hexagone préservant au maximum son marché intérieur, les exportations devraient, selon FranceAgrimer, chuter de 13% vers l’Europe et de 51% vers les pays tiers. Une bonne partie est déjà commandée par la Chine. Les ventes à l’Algérie pourraient passer de 5 millions de tonnes lors de la dernière campagne à moins de 2 millions de tonnes sur la campagne en cours.

« Une palette plus large pour peser sur les prix »

La France a-t-elle pour autant perdu le marché algérien du blé ? Pas du tout, estime-t-on chez Lecureur, la maison de négoce française qui a révélé le changement dans les cahiers des charges algériens. Joint par RFI, l’exportateur juge que de cette façon l’Algérie « s’offre la palette la plus large possible pour peser sur les prix », comme l’ont fait avant elle l’Egypte et la Tunisie. Le blé français répondra à nouveau présent dès que la disponibilité en grains sera de retour. Et l’Algérie, estime-t-il, ne se coupera pas de l’origine française, elle n’y a pas intérêt étant donné que le blé français était le plus compétitif l’an dernier, grâce à la proximité géographique entre les deux pays.

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