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Accents d'Europe

Allongement de l’accès à l’IVG: la France en retard par rapport à l’Europe? 

Audio 19:30
À Paris, le 25 novembre 1972, une manifestation organisée par le MLF pour exiger «l'avortement et la contraception libres et gratuits».
À Paris, le 25 novembre 1972, une manifestation organisée par le MLF pour exiger «l'avortement et la contraception libres et gratuits». AFP

Faut-il allonger le délai légal pour avorter en France ? À cette question, les députés de l'Assemblée nationale ont répondu «OUI» hier (8 octobre 2020). Prochaine étape : l’examen du texte devant le comité éthique et le Sénat.

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Cette loi qui propose de donner deux semaines de plus aux femmes pour avorter, par rapport aux 3 mois qu'elles ont actuellement, veut mettre fin aux départs de milliers de femmes à l'étranger --entre 3 000 et 5 000 chaque année-- pour interrompre leur grossesse, faute d'en avoir la possibilité en France.

Car l'Hexagone n'est pas véritablement en avance sur le droit à l'IVG. En Espagne, les femmes ont déjà 14 semaines, aux Pays-Bas 22, et au Royaume-Uni 6 mois pour mettre fin à une grossesse non désirée. En France, près d'un demi-siècle après sa légalisation, ce dernier recours n'a donc toujours rien d'évident. Le reportage de Frédérique Lebel.

Les Pays-Bas sont avec l'Espagne les deux pays où de nombreuses Françaises vont chaque année avorter, faute de solution en France. Car aux Pays-Bas, l’interruption volontaire de grossesse, est autorisée jusque 22 semaines sans conditions. Seule condition, une période obligatoire de 5 jours entre le moment de la décision et la date de l’IVG. Mais, de nombreuses voix veulent aller plus loin : supprimer ce délai de 5 jours et faciliter encore cette démarche pour les femmes. À La Haye, Antoine Mouteau.

Situation totalement différente en Italie. Interrompre sa grossesse y est légal depuis 1978 et ce jusqu'à 12 semaines, en tout cas sur le papier. Car la réalité est bien plus compliquée. 70% des médecins italiens refusent de pratiquer une IVG et la pression des associations religieuses reste très forte, comme le révèle cette histoire : il y a quelques jours, une Italienne ayant avorté pour raisons thérapeutiques dans un hôpital de Rome fait une découverte macabre. Dans l’un des cimetières de la capitale, elle découvre son nom, inscrit sur une croix. En dessous, son foetus enterré sans son accord et sans qu’elle ne le sache. La jeune femme a publié son témoignage sur Facebook et provoqué une véritable polémique. Les précisions de Cécile Debarge.

Les habitants de Vienne éliront, ce dimanche 11 octobre 2020, leur maire et président de région. Avec un cinquième de la population qui vit dans la capitale autrichienne, ce scrutin est particulièrement suivi. L'un des enjeux : l’intégration des étrangers, car en Autriche, près d’un quart de la population est née à l’étranger ou a des origines étrangères – c'est l'un des taux les plus élevés de l’Union européenne – dans la capitale, il atteint 45%.
Pour les écoles, c'est un véritable défi. Comment intégrer de jeunes élèves qui ne parlent pas toujours la langue du pays, l'allemand ? Le sujet fait débat. Notre correspondante, Céline Béal, s'est rendue dans une école de la banlieue de Vienne. 

La chronique musique de Vincent Theval : Sophie Hunger, multi-instrumentiste suisse. 

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