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Chronique des médias

Salto et TV5 Monde Plus: deux nouvelles plateformes francophones

Audio 02:30
Capture d'écran du site de la plateforme Salto.
Capture d'écran du site de la plateforme Salto. salto.fr

Nous parlons de TV5 Monde Plus et de Salto, deux plateformes de streaming vidéo francophones qui se lancent cet automne.

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La première a été lancée le 9 septembre, la seconde le sera le 20 octobre. Cette temporalité voisine est à peu près le seul point commun entre les deux plateformes vidéo tant il est vrai que leur modèle économique diffère. TV5 Monde Plus, la francophone, d’abord, est gratuite là où la française Salto, lancée par TF1, France Télévisions et M6, est payante : Salto sera commercialisée à partir de 7 euros pour un écran. Cela a son importance car cela signifie que là où TV5 Monde Plus a pour concurrent la télévision elle-même et ses espaces de rattrapage, de « replay », Salto est une offre de vidéo à la demande par abonnement et à ce titre, elle est supposée rivaliser avec Netflix, Canal+ ou Disney+. Bien sûr, tout dépend alors des contenus proposés et de la distribution de l’offre : comment faire pour accéder à l’offre de programmes ?

Pour TV5 Monde Plus, le site et l’appli sont disponibles dans 194 pays, exceptés pour l’heure les Pays-Bas, la Chine et les Etats-Unis. Côté programmes, la plateforme a les films, les séries, les documentaires de TV5 ou des chaînes publiques partenaires, qu’ils viennent de France, de Belgique, du Canada ou encore de Suisse. On y trouve par exemple Wara, une série sur la corruption et le clientélisme en Afrique, ou Unité 9, une série québécoise sur l’univers carcéral au féminin. Pour le cinéma, on peut y voir le Petit Lieutenant, un drame policier français de Xavier Beauvois, ou Une Place sur la Terre, un film franco-belge avec un Benoît Poelvoorde à contre-emploi. L’appli TV5 Monde Plus n’a pour l’heure que 30 000 téléchargements mais, comme le site, elle fonctionne à merveille, à condition d’avoir une bonne connexion. Le projet est essentiellement financé par le Canada, à hauteur de près de 10 millions d’euros, et attend des revenus publicitaires.

A l’opposé, Salto doit convaincre, et vite, sur internet, en « OTT ». Elle dispose d’un budget de 135 millions d’euros sur trois ans, hors recettes propres, ce qui est très peu comparé aux 17 milliards de dollars d’un Netflix. Alors bien sûr, la plateforme espère avoir ses productions maison dès avril mais elle va surtout reprendre des programmes de TF1, France Télévisions et M6. Certaines séries comme Plus Belle la vie seront visibles avant leur diffusion, d’autres seront en avant-première, comme Ils étaient dix. Il y aura aussi des fictions étrangères inédites en France comme Double Vie ou Evil. Ce qui est sûr, c’est que le pari est loin d’être gagné. D’ailleurs, Salto ne peut pour l’instant annoncer aucun accord de distribution. Et on se demande encore un peu ce qui fait son identité.

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