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Chronique des matières premières

Les difficultés de Thyssenkrupp en Allemagne, exemple de la crise de l’acier européen

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Une installation de stockage et de distribution du sidérurgiste allemand ThyssenKrupp à Duisburg en Allemagne, le 30 janvier 2020 (image d'illustration).
Une installation de stockage et de distribution du sidérurgiste allemand ThyssenKrupp à Duisburg en Allemagne, le 30 janvier 2020 (image d'illustration). REUTERS/Wolfgang Rattay
Par : Altin Lazaj
4 mn

La pandémie a porté un coup dur à l’industrie de l’acier en Europe, déjà fragilisée avant même la crise sanitaire. C’est le cas de l'entreprise Thyssenkrupp. Déstabilisé par le Covid-19, le géant allemand de la sidérurgie cherche des solutions pour son avenir.

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La pandémie a plombé les finances de Thyssenkrupp. Au deuxième trimestre, le groupe a perdu près d'un milliard d'euros. C’est une perte historique. Face à ces difficultés, le géant de l’industrie allemande cherche des solutions ; toutes les options sont sur la table ; aussi bien le rapprochement avec d’autres groupes que le recours aux aides de l’État. Alors que le sidérurgiste britannique Liberty Steel vient de proposer à Thyssenkrupp d’acheter son activité acier, les syndicats demandent par ailleurs l’entrée de l’État allemand dans le capital de l’entreprise. La situation du groupe allemand n’est pas le seul exemple dans cette crise de l’industrie de l’acier en Europe.

ArcelorMittal a annoncé la semaine dernière qu'il allait fermer un haut fourneau et une aciérie en Pologne. Le géant mondial de la sidérurgie explique ces fermetures par la chute de la demande d’acier en raison de la pandémie et de la concurrence à travers les importations extra-européennes à bas coût. En effet la Chine, premier producteur mondial de l’acier, inonde les marchés depuis plusieurs années, ce qui fait plonger les prix. Et la crise du Covid-19 n'a fait qu’aggraver la situation en Europe. Si la demande d’acier a fortement baissé c’est en raison notamment de l’effondrement de l’industrie automobile, deuxième débouché pour la sidérurgie européenne après la construction.

Petite consolation pour le secteur : le redémarrage pourrait avoir lieu l’année prochaine. L’Association mondiale de l'acier projette une hausse de près de 4% de la demande mondiale en 2021 essentiellement grâce à la reprise économique de la Chine qui produit et consomme plus de la moitié de l'acier mondial. Dans l’Union européenne, la hausse de la demande pourrait atteindre les 11%. Mais cela ne compensera pas pour autant la chute de 15% prévue cette année.

 

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