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La une de la presse cette semaine à Kinshasa

À la Une: la prestation de serment controversée des nouveaux juges constitutionnels

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Les trois juges nommés en juillet ont prêtés serment mercredi 21 octobre 2020 face au président congolais Félix Tshisekedi.
Les trois juges nommés en juillet ont prêtés serment mercredi 21 octobre 2020 face au président congolais Félix Tshisekedi. Présidence de la République démocratique du Congo

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Alors qu'on attendait vendredi la prise de parole du président Tshisekedi, les journaux de Kinshasa – tous ou presque – ont évoqué dans leurs livraisons de la semaine la prestation de serment controversée des nouveaux juges constitutionnels.

« Ils ont prêté serment... Il a pris acte ». C'est à la Une du journal Le Soft International. Prestation « sans que certes la guerre ne faiblisse et le front ne se calme, bien au contraire », constate le confrère du Soft International. Cette prestation de serment intervient trois mois plus tard, insiste le journal qui décrit l'ambiance comme un total tohubohu, un discours d'affrontement qui « rappelle les années de la conférence nationale souveraine ».

De son côté, le bihebdomadaire Le Maximum estime que le président Tshisekedi et Joseph Kabila Kabange sont « englués dans les passions et l'exubérance ». « On dirait des enfants dans une cour de récréation ! », s'exclame le journaliste du Maximum. Mercredi 21 octobre, le cérémonial de présentation à la nation et de prestation de serment des trois nouveaux nominés à la Cour constitutionnelle a été tout sauf un exercice républicain, peut-on encore lire dans le journal qui parle du non-respect de l'article 10 de la loi organique de la Cour constitutionnelle, en ce que cet article prévoit que pareil événement se fasse impérativement devant les institutions de la présidence de la République, de l'Assemblée nationale, du Sénat ainsi que du Conseil supérieur de la magistrature représenté par son bureau. Pour Le Maximum, la cérémonie « a pris la tournure d'un meeting de l'UDPS, le parti présidentiel ».

Dans le quotidien Le Phare, le professeur Alphonse Ntumba Luaba, ancien ministre des Droits humains et ancien secrétaire exécutif de la Conférence internationale des Grands Lacs, estime au contraire que la prestation de serment de nouveaux juges constitutionnels ne pose aucun problème : « Ils remplacent des juges qui ont démissionné volontairement ou d'office par refus de prêter serment pour leurs nouvelles et hautes fonctions ». Et Ntumba Luaba de poursuivre dans le même journal Le Phare : « Les nouveaux juges constitutionnels et d'autres dans cette cours, ont une compétence avérée et, je ne doute pas qu'ils apporteront beaucoup à cette institution », conclut le professeur Ntumba Luaba.

Le Potentiel, un autre quotidien, affirme que le microcosme politique congolais est en ébullition et que tous les signes convergent vers une crise inter-institutionnelle semblable à celle qui a suivi les années immédiates d'après-indépendance, occasionnant le coup d'État du président Mobutu.

« Le FCC mis KO ! » s'exclame pour sa part le quotidien La République au sujet des frictions politiques observées au sein de la classe dirigeante. Désormais, on se trouve devant un chef d'État disposant de l'impérium et de la plénitude des prérogatives lui conférées par la constitution, écrit ce journal qui poursuit : « Avec une justice affranchie des serres du régime précédent, le président de la République peut imprimer sa marque sans trop de crainte des combines de ceux qui étaient jusqu'hier ses alliés ». Conclusion de La République : Rappelons que la Cour constitutionnelle est stratégique pour le pouvoir en RDC. C'est elle qui valide les candidatures pour l’« élection présidentielle et les législatives nationales, proclame les résultats définitifs, tranche dans le cadre des contentieux électoraux ».

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