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100 % création

Aurélia Leblanc, la création textile comme terrain d’innovation

Audio 02:30
Aurélia Leblanc.
Aurélia Leblanc. RFI/Maria Afonso
Par : Maria Afonso
7 mn

Aurélia Leblanc, créatrice de textiles aime les matières, celles qu’elle crée mais aussi celles qu’elle valorise. Ses tissages racontent une histoire, délivrent des émotions. La technique et l’innovation sont associées pour faire surgir des créations textiles sur des métiers à tisser qui eux n’ont pas beaucoup changé depuis le 18e siècle.

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« La création c’est de la technique et de l’expression, c’est vraiment les deux entremêlés, j’ai l’impression », confie Aurélia Leblanc, créatrice textile.

« Au début c’était mon nom, et puis c’est resté mon nom. C’est vrai que c’est une question que je me poserais plus tard. Pour le moment c’est resté comme cela. »

Textiles uniques

Aurélia Leblanc se forme au design textile à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. De retour en France, c’est en 2016 qu’elle ouvre son atelier. Son coup de cœur pour le tissage la pousse à créer des textiles d’exception et en petites séries pour les maisons de haute couture. Par exemple, autour d’un thème, la créatrice propose une sélection de matières et de motifs originaux afin de raconter des histoires dans des tissus.

« Je vais dessiner un ensemble de tissage que j’ai envie de réaliser avec des éléments que j’ai envie d’intégrer, ensuite selon l’histoire demandée je vais choisir les matières. Cela va me donner vraiment une notion de structure du tissu. Si cela parle de lin, ce sera différent que si cela parle de viscose, de végétaux à intégrer dans des tissages », détaille la créatrice.

« Ensuite, je vais passer à la technique. C’est à ce moment-là qu’il y a une traduction entre la sensibilité de la matière que je veux faire et une technique. C’est souvent elle qui accompagne le trait que j’ai envie de donner au tissage. Et je passe à la numérisation du dessin textile qui est ensuite numéroté ce qui va permettre de réaliser le tissu. À travers cela, nous choisissons tout un ensemble pour la main en fonction du tissage que nous allons faire, c’est-à-dire est-ce que nous voulons une main lourde, souple, légère, transparente, métallique, naturelle. C’est à cette suite-là que nous réalisons la matière », ajoute Aurélia Leblanc.

Le tissage d'un jean.
Le tissage d'un jean. RFI/Maria Afonso

Innovation, revalorisation et créativité

Pour la créatrice la notion de revalorisation dans l’artisanat est un point d’appui à l’innovation en retravaillant des matières.

« C’est aller chercher des stocks de jeans usés, les détisser, les réintégrer. Du cuir aussi. Pour créer avec le tissage de nouveaux designs pour qu’il y ait un circuit qui se passe et aussi valoriser des fibres. Petit à petit, nous arrivons à avoir des fibres qui poussent et qui sont filées en France. La laine c’est déjà le cas, et bientôt ce sera le lin. Maintenant, il y a des filatures qui se remettent en place, cela valorise le local », explique la créatrice.

« Bien sûr, il faut rester, aussi, sur des terrains où la créativité s’opère et s’amuser avec des fibres un peu plus techniques. L’idée ce n’est pas d’être puriste. C’est de pouvoir valoriser et d’être dans une belle créativité à travers des matières qui ont déjà existé. L’artisanat développe des choses singulières », conclut Aurélia Leblanc.

Aurélia Leblanc sur son métier à tisser.
Aurélia Leblanc sur son métier à tisser. RFI/Maria Afonso

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