Comment lutter contre l’abstention électorale?

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Devant un bureau de vote en région parisienne, le 24 avril 2022, jour du second tour de l'élection présidentielle en France.
Devant un bureau de vote en région parisienne, le 24 avril 2022, jour du second tour de l'élection présidentielle en France. © RFI

La question mérite d’être posée après un scrutin présidentiel en France boudé par 28% des électeurs. C’est certes toujours beaucoup mieux que lors des dernières élections européennes en 2019 où à peine plus d’un électeur sur deux s’était déplacé. Faut-il alors avoir recours au vote obligatoire ? 

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La Belgique l’a inscrit dans les textes dès 1893... et même si les sanctions sont rarissimes, l’impact est net. Le taux d’abstention est un des plus faibles d’Europe MAIS il n’a pas complètement disparu. À Bruxelles, les explications de Pierre Benazet.

En Grèce, le taux de participation aux élections nationales est en baisse constante depuis la chute du régime des Colonels et le retour de la démocratie en 1974. 80% des votants se rendaient aux urnes, au début des années 1990, ils n’étaient plus que 57% au dernier scrutin national de 2019. La faute à la crise, au manque de confiance dans la classe politique. Et pourtant le vote en Grèce est obligatoire depuis près d’un siècle. Mais cela a bien du mal à se traduire dans les faits. C’est le reportage à Athènes de Joël Bronner. 

 

Le faux vote obligatoire bulgare

Et  s’il fallait une preuve supplémentaire que le vote obligatoire n’est pas la panacée, direction la Bulgarie. Même pour les élections législatives, le taux de participation ne dépasse que rarement les 50%. Lassés par les coalitions qui s’effondrent et se reforment, par la corruption de la classe politique, les électeurs ne sont guère motivés. Et ce n’est pas la loi sur l’obligation de voter, qui ne comporte au final aucune sanction qui va les convaincre de se déplacer. Explications depuis Sofia, de notre correspondant Damian Vodenitcharov.  

 

C'est votre Europe d'Alice Rouja

Et la question de la crédibilité de la classe politique, elle passe bien sûr par des informations fiables. Ce qui nous amène à parler des fake news, en temps de pandémie, elles n’ont jamais été aussi présentes, si bien qu’on parle d’infodémie. C’est votre Europe, Alice Rouja. Et on commence avec les fausses informations sur la guerre en Ukraine, qui impactent particulièrement les jeune électeurs…

 

Une galerie anti-commerciale à Berlin 

 Et on termine notre émission par un détour, en plein cœur de Berlin. Juste à coté de l’Alexannderplatz. C’est là qu’on trouve une drôle de galerie commerciale, ou plutôt d’anti-galerie commerciale. Elle est installée, tout un symbole dans un ancien bâtiment administratif de l’ex RDA. Son nom «la maison de la matérialisation», son but : battre en brèche l’hyperconsumérisme, en proposant de réparer, de recycler au lieu d’acheter et de gaspiller. C’est le reportage de Deborah Berlioz  

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