Géopolitique, le débat

Équateur: le vote indigène au coeur des enjeux de la présidentielle

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Equateur, le 23 février 2021: Yaku Pérez (centre), au milieu de ses supporters lors d'une conférence de presse, demande le recomptage des bulletins de vote du 1er tour de l'élection présidentielle du 7 février.
Equateur, le 23 février 2021: Yaku Pérez (centre), au milieu de ses supporters lors d'une conférence de presse, demande le recomptage des bulletins de vote du 1er tour de l'élection présidentielle du 7 février. AP - Dolores Ochoa

Il est rare que l’Équateur, pays latino-américain, attire l’attention des médias internationaux en dépit du fait qu’il est la terre des Iles Galapagos de 32 volcans, dont certains actifs, et le plus grand producteur de bananes au monde. Ce n’est ni le Brésil, ni l’Argentine, ni le Mexique, trois géants de la région. C’est un pays latino-américain normal : plutôt pauvre, inégal, corrompu, avec des institutions faibles mais existantes, une économie qui se situe au huitième rang des économies de la région.

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Ces dernières semaines, l’Équateur a fait parler de lui dans les journaux car il est à la veille d’élire un nouveau président et, selon les analystes, les résultats de l’élection pourraient faire apparaître des tendances susceptibles de se répéter dans le reste de l’Amérique latine. L’élection est aussi la première de l’ère Biden en Amérique latine. Deux hommes se disputent la fonction suprême :  Andres Arauz, 36 ans, dauphin de l’ancien président Rafael Correa établi en Belgique depuis 2017 après son départ du pouvoir et Guillermo Lasso, conservateur et membre de l’Opus Deis. Andres Arauz est arrivé largement en tête au premier tour… mais n’est pas pour autant assuré de la victoire au second, en raison précisément du soutien qu’il reçoit de Rafael Correa dont l’autoritarisme a laissé de mauvais souvenirs. Les regards se tournent vers  l’électorat du troisième homme de cette présidentielle, l’indigéniste Yaku Perez dont la percée au premier tour a créé la surprise. 

Invités : 

Guillaume Long, analyste au Center for Economic and Policy Research, CEPR à Washington DC et ancien ministre des Affaires étrangères d’Équateur  - Olivier Dabene, professeur de Science politique à Sciences Po. Chercheur au CERI et président de l’Observatoire Politique Amérique latine et Caraïbes

Maurice Lemoine, journaliste, écrivain spécialiste de l’Amérique Latine.  «Venezuela, chronique d’une destabilisation», aux éditions Le Temps des Cerises.

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