Invité international

Birmanie: «Les militaires n'ont peut-être pas anticipé une mobilisation aussi importante»

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Manifestation contre le coup d'État en Birmanie, à Taïwan, le 6 février 2021.
Manifestation contre le coup d'État en Birmanie, à Taïwan, le 6 février 2021. REUTERS - ANN WANG
Par : Florent Guignard
8 mn

Les appels à la désobéissance civile contre la junte ont continué d'être lancés ce mardi en Birmanie malgré le durcissement de la répression par l'armée, qui fait fi des condamnations internationales et a inculpé une nouvelle fois Aung San Suu Kyi. Cette procédure n'a rien d'équitable, avait commenté en amont Tom Andrews, rapporteur spécial de l'ONU. Interdiction des rassemblements, déploiements de véhicules blindés, interpellations nocturnes, renforcement de l’arsenal législatif : les militaires n’ont cessé de durcir le ton depuis leur coup d’État qui a mis fin à une fragile transition démocratique de 10 ans. Le décryptage de Laurent Amelot, enseignant à l’Institut libre d’étude des relations internationales, chercheur associé à l’Institut Thomas More et membre du groupe de réflexion Asie21.