Journal d'Haïti et des Amériques

Haïti: Claude Joseph maintient le cap du référendum

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Le président haïtien Jovenel Moïse (image d'illustration).
Le président haïtien Jovenel Moïse (image d'illustration). © Andres Martinez Casares/REUTERS

Sa nomination avait été annoncée juste après l'enlèvement de religieux début avril 2021 ; Claude Joseph, le nouveau Premier ministre haïtien tenait mardi 4 mai sa première conférence de presse, consacrée en partie à l’insécurité qui gangrène le pays. Il a aussi confirmé le maintien d'un référendum constitutionnel fin juin 2021.

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«Un référendum est un acte de souveraineté. Il concerne essentiellement les Haïtiens: ce sont eux qui décident s'ils veulent ou non un référendum pour changer la Constitution», a réagi le mardi 4 mai 2021, le Premier ministre haïtien Claude Joseph. Le gouvernement confirme ainsi sa volonté d'organiser un référendum constitutionnel fin juin, malgré les critiques de la Communauté internationale qui s'inquiète d'un processus pas assez «inclusif, participatif ou transparent», dans un pays miné par l'insécurité des gangs. Claude Joseph est ainsi revenu aussi sur la question de l’insécurité qui a selon lui «une dimension politique». D’après une ONG haïtienne, au moins 91 personnes qui ont été séquestrées par les gangs, rien qu'au cours du mois d’avril 2021, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

  • Appel à la grève générale en Colombie

Malgré le retrait d'une réforme fiscale controversée qui a mis le feu aux poudres, la semaine dernière, la mobilisation se poursuit et se transforme en mouvement de protestation générale contre le président Ivan Duque, appelé à démissionner par la rue. Alors que des postes de police ont été attaqués à Bogota, le mardi 3 mai 2021, le chef de l'État renouvelle son soutien aux forces de sécurité et promet l'installation prochaine d'une «table nationale de dialogue».

  • Le travail des ONG plus compliqué au Venezuela

Samedi 1er mai 2021, de nouvelles mesures très critiquées sont entrées en vigueur au Venezuela pour toutes les organisations non-gouvernementales, les ONG qui travaillent sur place. Préparées en catimini, elles ont été publiées à la surprise générale, le 30 mars, dans le Journal officiel. Des mesures qui vont compliquer le travail de ces organisations dans un pays en proie à une crise sanitaire, humanitaire et économique sans précédent. À l’image des règles adoptées en Russie ou encore au Nicaragua, les ONG vont désormais devoir fournir des informations qu’elles jugent confidentielles, ce qui risque de poser des problèmes pour qu’elles continuent à travailler sur place. Un dossier de Romain Lemaresquier.

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