Mexique : un pas de plus vers la légalisation de l’avortement

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«L'avortement n'est plus un crime dans le Coahuila», clame une bannière lors d'une manifestation pour célébrer la décision de la Cour suprême à Saltillo, le 7 septembre 2021.
«L'avortement n'est plus un crime dans le Coahuila», clame une bannière lors d'une manifestation pour célébrer la décision de la Cour suprême à Saltillo, le 7 septembre 2021. REUTERS - DANIEL BECERRIL

La Cour suprême mexicaine juge que la criminalisation de l’avortement est inconstitutionnelle. Les dix juges ont tranché hier, ouvrant la voie à une légalisation de l’interruption volontaire de grossesse. Pour les Mexicaines, c’est une avancée significative pour leurs droits.

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« Il y a encore une longue lutte devant nous, mais le Mexique change, je me sens fière de mon pays aujourd’hui », se félicite, à Mexico, Pamela Robles, une fonctionnaire rencontrée par notre correspondante Emmanuelle Steels. La Cour suprême a tranché : criminaliser l’avortement est inconstitutionnel au Mexique. Les femmes ne pourront plus être poursuivies ou emprisonnées si elles ont recours à l’IVG (interruption volontaire de grossesse). Une victoire pour les défenseurs des droits des femmes, dans le deuxième pays le plus catholique au monde.

 

Pour Fernanda Salazar, les femmes emprisonnées pour ce délit devraient bientôt retrouver la liberté : « elles peuvent invoquer le critère établi par la Cour », dit-elle, « et cela empêche désormais d’autres États d’adopter des législations contre l’avortement ». Actuellement, une vingtaine d’État criminalisent l’avortement.

 

Démonstration de force du président brésilien

 

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté leur soutien au président d’extrême-droite hier, dans plusieurs grandes villes du pays et à un an de l’élection présidentielle. Jair Bolsonaro avait appelé à ces rassemblements massifs pour ressouder son électorat, lui qui plonge dans les sondages. De nombreux manifestants anti-Bolsonaro sont aussi descendus dans la rue hier pour réclamer le départ du chef d’État, très critiqué pour sa gestion de la crise sanitaire. Jair Bolsonaro a pris la parole et a une nouvelle fois critiqué le processus électoral, en particulier le vote électronique. Il a aussi pris à partie les juges du Tribunal suprême : ces derniers ont ouvert plusieurs enquêtes contre lui.

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