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Revue de presse internationale

À la Une: Faut-il vraiment destituer Donald Trump ?

Audio 05:04
Les démocrates sont toujours déterminés à destituer Donald Trump.
Les démocrates sont toujours déterminés à destituer Donald Trump. AP - Andrew Harnik

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La situation politique américaine s'affiche toujours en Une d'une grande partie de la presse internationale. À huit jours de l'investiture de Joe Biden, les éditorialistes des grands journaux affinent leurs arguments – pour ou contre – la destitution de Donald Trump.  

Alors que la procédure d'impeachment pourrait être voté dès demain par la Chambre des représentants, l'éditorialiste de The Australian invite ainsi « les démocrates à y réfléchir à 2 fois, avant de se lancer tête baissée dans une seconde procédure de destitution contre Donald Trump ».

Le quotidien de Sydney note qu'il n'y a quasiment aucune chance de trouver les 17 sénateurs républicains nécessaires pour voter contre le président et faire aboutir cette procédure qui fera par ailleurs « plus de mal que de bien », estime le quotidien australien. « Une procédure de destitution houleuse et conflictuelle saperait les espoirs d'une nouvelle ère de coopération entre démocrates et républicains » comme l'a promis Joe Biden, explique The Australian qui conclut que « les démocrates serviraient mieux leur pays en se tournant vers l'avenir plutôt que de régler de vieux comptes avec un président qui quittera de toute façon son poste dans l'ignominie ».

Un avis partagé par l'un des éditorialistes du Wall Street Journal qui souligne « qu'une mise en accusation et un procès ne sont pas dans l'intérêt politique de Joe Biden ». « Cela créerait d'inutiles sources de divisions » alors que ses électeurs modérés  « sont pressés d'en finir avec l'ère tumultueuse de Trump ». « Joe Biden ne peut pas commencer son mandat par un acte de vengeance ».

Un éditorialiste du New York Times dit comprendre les arguments contre la destitution « qui ferait plus de divisions et pourrait détourner l'attention de Joe Biden dans la mise en oeuvre de son programme », mais souligne « qu’il n'y a plus de démocratie, plus d'État si on laisse les dirigeants fomenter des coups de force dès qu'ils perdent une élection ». Donald Trump doit donc « être tenu pleinement responsable de ses actes », conclut l'éditorialiste, « sinon cela créera un précédent extrêmement dangereux ».

« Seule la destitution de Trump peut désormais sauver les républicains », estiment par ailleurs le New York Times et Süddeutsche Zeitung. Dans son édito en Une, le quotidien allemand exhorte le camp républicain à voter la destitution, à faire le choix de la démocratie. « C'est Donald Trump ou les États-Unis. Et l'un exclut l'autre », écrit le Süddeutsche Zeitung.

La Chine autorise enfin une équipe de l'OMS à venir enquêter à Wuhan

Après avoir bloqué leur entrée sur le territoire la semaine passée, Pékin a finalement donné son feu vert à la dizaine de scientifiques de l'Organisation mondiale de la Santé qui doivent donc atterrir jeudi en Chine. « La mission Covid n'a pas pour but de déclarer la Chine coupable » ni de la montrer du doigt, titre en Une le Guardian, décrivant une mission « extrêmement délicate ». Les experts de l'OMS font preuve de prudence, explique le quotidien britannique, « quant à ce qu'ils pourraient trouver, et face également à la sensibilité politique entourant les enquêtes » qu'ils mèneront notamment à Wuhan, là où a débuté l'épidémie il y a un an.

« Même si l'OMS a déclaré que le coronavirus pourrait venir de l'extérieur de la Chine, explique de son côté le South China Morning Post, les chercheurs insistent sur le fait que Wuhan est le lieu où il faut commencer les recherches parce que les virus ne se soucient pas de politique », insiste le quotidien chinois qui cite un chercheur américain pour qui « un accès rapide et complet au marché de Wuhan aurait pu aider à lutter contre l'épidémie ».

Le sandwich au jambon britannique, victime du Brexit

Émotion dans la presse britannique après que la télévision néerlandaise a diffusé des images de douaniers confisquant des sandwiches au jambon à des routiers britanniques tout juste débarqués du ferry aux Pays-Bas. Depuis la mise en place du Brexit le 1er janvier, « les Britanniques ne peuvent plus introduire de produits d'origine animale en Europe », explique le Daily Mail qui relate « l'incident du sandwich » à la douane.

« Bienvenue au Brexit », dit le douanier alors que le chauffeur routier demande s'il peut « au moins garder le pain » à défaut du jambon. Shocking pour le quotidien britannique, qui a recueilli les déclarations les plus outrées du camp eurosceptique contre l’UE « pinaillage pathétique, bureaucratie de pacotille », enragent les brexiters outre-manche. Le sandwichgate a du mal à passer.

 

 

 

 

 

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