Revue de presse internationale

À la Une: la contestation s'amplifie en Birmanie, une semaine après le coup d'État

Audio 05:06
Les citoyens birmans montrent le salut à trois doigts alors qu'ils protestent contre le coup d'État militaire dans leur pays, devant l'ambassade du Myanmar à Bangkok, Thaïlande, le 8 février 2021.
Les citoyens birmans montrent le salut à trois doigts alors qu'ils protestent contre le coup d'État militaire dans leur pays, devant l'ambassade du Myanmar à Bangkok, Thaïlande, le 8 février 2021. © Soe Zeya Tun/REUTERS

Publicité

Les images de ces foules de manifestants, des dizaines de milliers de personnes qui sont à nouveau descendues dans la rue un peu partout en Birmanie ce week-end, s'affichent en Une de nombreux titres de la presse internationale. « Leur signe de ralliement - ces 3 doigts levés sont brandis pour signifier un refus sans fard d'un retour en arrière », écrit l'éditorialiste du quotidien suisse Le Temps, qui consacre tout un dossier à la crise birmane. Avec notamment un long éclairage sur l'armée birmane, la fameuse Tatmadaw. « Un état dans l'État », explique le quotidien qui décrit une armée bien équipée avec « des hélicoptères d'assaut russes, des chasseurs bombardiers, des frégates chinoises, et de l'artillerie lourde ». Une armée qui s'est « toujours battue contre des groupes armés issus de son propre pays », souligne Le Temps avec « un penchant pour une violence disproportionnée et le ciblage délibéré des civils ». Outre sa puissance de feu, la Tatmadaw est également une puissance économique, ajoute le quotidien, elle dispose de 14% du budget national, auquel s'ajoute « son implication dans les mines de jade et le trafic de drogue et sa mainmise dans chaque secteur de l'économie ». Cela fait d'elle « l'une des organisations les plus puissantes et les plus corrompues du pays», affirme un diplomate américain. Et l'éditorialiste du Temps de lancer un vibrant appel à la communauté internationale pour qu'elle vienne en aide aux birmans « choisir de détourner son regard n'est pas acceptable », écrit-il « la courageuse désobéissance birmane est un appel que nos démocraties doivent entendre et défendre ».

Inquiétudes en Israël, après la décision de la CPI d’enquêter sur de possibles crimes de guerre 

C’est en Une du Haaretz. Le quotidien de Tel Aviv explique notamment que le fameux « bouton d'alerte » le « panic button » qui sert aux généraux et aux hauts fonctionnaires israéliens a été réactivé. Il s'agit d'un numéro d'urgence qu'ils utilisent en cas de problèmes à l'étranger. « Les avocats sont également en alerte, souligne encore le quotidien, « Israël a déjà contacté les pays amis pour obtenir des informations préalables sur les mandats d'arrêts », et enfin « une liste d'une centaine d'Israéliens qui pourraient être potentiellement en danger a également déjà été préparée ». Bref, une grande fébrilité après la décision de la Cour Pénale Internationale ; fébrilité qui selon le Haaretz n'est tout bonnement « pas justifiée ». Le quotidien pointe « qu'il faudra du temps à la CPI pour décider sur qui enquêter », et que sans doute « des années s'écouleront avant que les Israéliens ne soient réellement visés ». Mais en attendant, estime le quotidien « la décision de la CPI aura un effet paralysant sur les plus hauts dirigeants d'Israël, et limitera sans doute les crimes à l'avenir ». Un avis partagé par le quotidien allemand Suddeutsche Zeitung, pour qui « Israël -tout comme le Hamas doivent désormais y réfléchir à 2 fois avant de  faire des choses qui pourraient être considérés comme des crimes de guerre ».

Appels au boycott des JO d'hiver en 2022 en Chine

Des élus américains et britanniques  mettent en avant les nombreuses violations des droits de l'homme en Chine pour réclamer le boycott des Jeux de Pékin l'an prochain. Et voilà qui déclenche une grosse colère de l'éditorialiste du Global Times, le journal nationaliste de Pékin qui fustige « une bande de gens dérangés », et martèle que « aucun membre du CIO, aucun athlète, aucune population n'acceptera d'être ainsi pris en otage, leur complot ne réussira jamais ». Et pour se rassurer, l'éditorialiste chinois souligne « qu'à l'heure actuelle aucun gouvernement n'a manifesté sa volonté d'un tel boycott, et qu'aucun parlement ne dispose d'une force assez puissante pour faire passer un tel projet ».

La Reine d'Angleterre aurait fait pression pour cacher sa fortune personnelle

Un scoop du Guardian qui en fait sa Une avec une photo pleine page de la reine Elizabeth, et publie une longue enquête qui prouverait que dans les années 70 sa gracieuse majesté aurait « fait pression sur le gouvernement  pour qu'il modifie un projet de loi afin de dissimuler sa fortune privée ». « La Reine », explique le Guardian, craignait que ce projet de loi ne permette au public d'examiner ses finances ». Les preuves du lobbying de la monarque viendraient « de notes de service mises au jour dans les Archives nationales ».  Pour toute réponse, le Palais de Buckingham fait de son côté valoir que ces allégations sont « tout simplement incorrectes ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail