Revue de presse internationale

À la Une: Les États-Unis vont imposer des sanctions à la junte birmane

Audio 05:18
La police birmane fait usage de canons à eau contre les manifestations anti-coup d'État à Mandalay, le 9 février 2021. (photo d'illustration)
La police birmane fait usage de canons à eau contre les manifestations anti-coup d'État à Mandalay, le 9 février 2021. (photo d'illustration) AP

Publicité

« Le peuple de Birmanie fait entendre sa voix et le monde entier regarde », écrit le Wall Street Journal, reprenant les mots du président Biden qui a ainsi exprimé hier son soutien aux manifestants, et a donc décidé de « sanctions immédiates contre les chefs militaires qui ont dirigé le coup d'État, leurs intérêts commerciaux ainsi que contre les membres de leur famille proche ». Le décret présidentiel prévoit également le gel à hauteur « d'un milliard de dollars » de fonds birmans actuellement détenus aux États-Unis, précise encore le Wall Street Journal qui souligne qu'il s'agit « des premières sanctions », ainsi imposées par la toute nouvelle administration Biden. « Un outil punitif dont l'efficacité reste variable », estime néanmoins le quotidien américain qui rappelle que « des hauts responsables militaires birmans font déjà l'objet de sanctions financières ». « Des options minables », tacle de son côté l'Asia Group, une société de conseils stratégiques à Washington. Dans le Washington Post, son cofondateur Nirav Patel, explique « que de nouvelles sanctions pourraient pousser la Birmanie vers la Chine » et surtout « fermer toute possibilité de dialogue, pourtant si important pour espérer réinitialiser un retour de la démocratie ». 

Après la pénurie de vaccins contre le Covid-19, une pénurie de seringues ?

C’est à la Une de la presse japonaise, qui s'inquiète d'un « possible coup de frein sur le programme de vaccination national », alors que le Japon fait face à « une pénurie de seringues », titre le Maïnichi Shimbun, qui explique que « le pays ne pourra probablement pas inoculer le vaccin Pfizer à autant de personnes que prévu en raison d'un manque de seringues spéciales » ; « des seringues à faible espace mort », les seules qui permettent d'extraire la fameuse 6e dose des flacons, explique le quotidien nippon. Et « à défaut de pouvoir l'extraire, cette 6e dose sera jetée », souligne le porte-parole du gouvernement dans le quotidien Asahi, qui précise que le Japon a commandé au total 144 millions de doses du vaccin Pfizer.

Le Japon va ainsi devoir jeter « plusieurs millions de doses de vaccins », souligne de son côté le Guardian, qui ajoute que Tokyo n'est pas le seul à être confronté à ce problème « les États-Unis et les pays de l'Union européenne ont également signalé une pénurie de seringues spéciales », souligne le quotidien britannique « ce qui signifie qu'il y aura probablement une forte concurrence pour obtenir rapidement des fournitures supplémentaires ».

Et le quotidien Suisse Le Temps a fait les comptes « le monde aura besoin de 10 milliards de seringues de plus en 2021 », titre t-il en Une. « La plus grande vaccination de l'histoire va faire exploser les besoins »,  explique Le Temps en soulignant que l'Inde et la Chine produisent à ce jour « 80% des seringues dans le monde ». 

L'Australie doute des conclusions de la mission de l'OMS en Chine

Grosse colère dans la presse australienne, « l'OMS n'a aucune preuve pour exclure une fuite du laboratoire de Wuhan », titre ainsi The Australian, alors que son éditorialiste s'emporte contre le rapport des experts de l'OMS qui n'a, écrit-il « aucune crédibilité et ne vaut même pas le papier sur lequel il ne sera probablement pas écrit ». Le quotidien de Sydney critique également le fait que l'OMS n'exclue pas « que le virus puisse être apparu à l'extérieur de la Chine », «  une théorie incroyablement improbable », juge The Australian qui accuse l'OMS « d'avoir voulu caresser la Chine dans le sens du poil ».

Colère également dans la presse chinoise, qui de son côté n'apprécie vraiment pas que « les États-Unis aient décidé de vérifier de manière indépendante les conclusions de l'OMS en utilisant ses propres renseignements et en discutant avec ses alliés ». « Une logique ridicule et floue », raille le tabloïd d'État Global Times, qui s'en prend aux médias américains « qui n'auraient de toutes façons considérée l'enquête de l'OMS comme objective, que si elle avait conclu à une fuite du laboratoire de Wuhan. »

Qui en veut aux hippopotames de Pablo Escobar ?

Les fameux « Cocaïne Hippo » de l'ancien baron de la drogue colombien sont dans le viseur des scientifiques qui recommandent de les abattre « car ils menacent toute la bio-diversité de la région du Rio Magdalena », peut-on lire dans le Guardian qui explique que « les hippopotames avaient été importés illégalement en Colombie par Pablo Escobar pour son zoo privé dans son immense hacienda de Napoles », et sont depuis sa mort « totalement abandonnés ». « Sans prédateurs naturels comme en Afrique leur population est passé de 35 à 80 au cours des dernières années », et leur présence envahissante « commence à anéantir la flore et la faune indigènes », font valoir les scientifiques qui soulignent donc que « l'abattage serait la meilleure solution ». Seul problème, les habitants de la région et le gouvernement s'y opposent. « Un rejet stupéfiant, souligne un scientifique, quand je parle d'abattage, les gens me traite d'assassin ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail