Revue de presse internationale

À la Une: le nouvel élan des conservateurs allemands dans la course à la succession de Merkel

Audio 05:22
Angela Merkel s'exprime lors d'une conférence de presse qu'elle a donnée le 2 juin 2021 à Berlin.
Angela Merkel s'exprime lors d'une conférence de presse qu'elle a donnée le 2 juin 2021 à Berlin. © Annegret Hilse Pool/AFP/Archivos

Publicité

 « La CDU triomphe et maintient l'extrême droite à distance », titre Le Soir qui salue la victoire des conservateurs allemands en Saxe-Anhalt, dans ce qui était le « dernier scrutin électoral test à moins de quatre mois des élections générales », qui en septembre marqueront la fin du règne d'Angela Merkel après 16 années au pouvoir.

« On peut donc gagner des élections à droite en défendant un cordon sanitaire contre l'extrême droite », souligne encore le quotidien belge à l'instar de la presse allemande qui estime que « cette victoire est une très bonne nouvelle pour Armin Laschet, l'impopulaire chef de la CDU ».

« Mais il ne faut pas qu'il se repose sur ses lauriers », met en garde le Suddeutsche Zeitung pour qui « Laschet et les partis centristes doivent maintenant étudier attentivement les leçons de ce scrutin », et notamment, précise le quotidien, « le fait que l'AfD, l'extrême droite, prend racine en ex-RDA », la CDU devrait donc au plus vite examiner les préoccupations des électeurs « si elle ne veut pas connaître le même scénario d'horreur lors des élections au Bundestag ».

De son côté Die Welt pointe les résultats décevants des Verts. « Le train Baerbock a déraillé », titre le quotidien. « Avec 6% des voix, Annalena Baerbock, la candidate des Verts à la chancellerie, avoue sa déception ». Et pour Die Welt une chose est sûre, « la campagne fédérale des Verts n'est plus un succès assuré ».

Parcours d’obstacles pour la mise en œuvre d’un impôt mondial des multinationales

Si la presse dans son ensemble salue « une véritable révolution fiscale en cours », le projet « d'une imposition minimum mondiale » décidée par le G7 le week-end dernier, reste maintenant à bâtir et c'est loin d'être gagné. « Il va falloir maintenant trancher des questions sensibles... à 139 États », souligne Le Soir, « un parcours d'obstacles se dresse désormais sur la voie de la taxation mondiale », explique le Wall Street Journal en Une faisant écho au New York Times pour qui « le plus dur reste à faire ».

« Il ne sera pas facile de vendre cette idée aux élus républicains », souligne le quotidien mettant en avant « leur farouche opposition à toute hausse d'impôts » qui augure « d'une rude et longue bataille au Congrès américain ». Et « si un accord est finalement conclu il faudra ensuite attendre 18 mois ou plus pour qu'il soit transposé dans le droit national de chaque pays », explique encore une fiscaliste dans le Wall Street Journal.

De son côté le Guardian, met le doigt sur « une grande faille » de cet accord qui pourrait permettre à « Amazon de s'en sortir » sans payer plus d'impôt. « Parce qu'elle réinvestit beaucoup, ses marges bénéficiaires sont très faibles » explique le quotidien britannique. Amazon pourrait ainsi échapper à l'impôt.

230 personnalités mondiales exhortent le G7  à contribuer à la vaccination des plus pauvres

Le Guardian a pu consulter cette lettre signée par 230 personnalités dont une « centaine d'anciens Premiers ministres, anciens présidents et ministres des Affaires étrangères », lettre qui devrait être rendue public avant l'ouverture du G7 en Cornouailles vendredi prochain. Parmi les signataires, on trouve notamment le Nigérian Obasanjo, le Sud-Africain De Klerk en passant par Ban Ki-moon, ancien secrétaire général des Nations unies, ainsi que les anciens Premiers ministres britanniques Gordon Brown et Tony Blair, précise le Guardian et tous demandent aux dirigeants du G7 de payer « les deux tiers des 66 milliards de dollars nécessaires pour faire vacciner les pays pauvres contre le Covid ». Ces anciens dirigeants notent que « moins de 2% des habitants d'Afrique subsaharienne ont été vaccinés contre le Covid, alors qu'à titre d'exemple le Royaume-Uni a désormais vacciné 70% de sa population en 1ère dose ».

Le nouveau « royal baby » réconciliera-t-il la famille britannique ?

Impossible de rater l'information, reprise dans le monde entier, et en première page bien sûr de la presse britannique. La naissance de « Lilibet Diana », second enfant du prince Harry et de Meghan Markle qui porte donc un prénom symbolique en forme de double hommage à la reine Elizabeth (dont Lilibet est le surnom) et à feu la princesse de Galles, la mère de Harry. « Bienvenue à Lilibet de Californie », titre le Times qui pose la question que se pose la presse mondiale « ce nouveau bébé si bien nommé pourra-t-il contribuer à la grande réconciliation familiale », après les tirs nourris de ses parents contre la monarchie britannique ?. « On le saura quand la petite Lilibet rencontrera pour la première fois sa glorieuse homonyme à Londres », suggère Die Welt qui précise qu'avec la crise sanitaire et les restrictions de voyage, « ce n'est sans doute pas pour demain ». 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail