Revue de presse internationale

À la Une: Biden demain en Europe, pour rassurer et tester ses alliés

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Le président américain Joe Biden embarque à bord d'Air Force One depuis Tulsa, Oklahoma, le 1er juin 2021.
Le président américain Joe Biden embarque à bord d'Air Force One depuis Tulsa, Oklahoma, le 1er juin 2021. MANDEL NGAN AFP

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Joe Biden s'en vient « tester la résolution de ses alliés européens »,  face aux menaces chinoises et russes, titre Le Soir, mais « certains européens sont méfiants », explique de son côté le Washington Post qui met en avant que même « si les dirigeants européens sont soulagés par le changement radical de ton avec la précédente administration Trump », les sujets de différends restent nombreux.

Analyse partagée par le quotidien belge pour qui « l'administration Biden peine depuis cinq mois à satisfaire aux espoirs fondés en elle par les européens », et de lister à l'instar du Post toute une série de sujets qui fâchent « la non-réciprocité des voyages, sur le plan sanitaire, avec le refus américain d'ouvrir leurs frontières aux touristes européens, la guerre commerciale initiée par Trump qui perdure avec toujours en place les hausses tarifaires sur l'acier et l'aluminium, et concernant l'Otan, le retrait d'Afghanistan décidé par Washington seule, sans en avertir ses alliés ». Et le Washington Post de rapporter une forme d'amertume des européens pour qui « les États-Unis considèrent de plus en plus l'Europe, comme un partenaire junior – dans leur compétition croissante avec la Chine ».

« Malgré les déclarations d'amitié et de fidélité à venir », lors des sommets de ces prochains jours, note un analyste américain de la Brookings Institution dans Le Soir « aux yeux de l'Amérique, l'Europe ne semble pas être à la hauteur de la situation ». Et de souligner « la perte de son poids géopolitique, comme l'a montré sa difficile gestion de la crise sanitaire. L'Europe qui rechigne également à hisser ses dépenses militaires à 2% du PIB, et enfin l'Europe qui ne parle pas d'une seule voix à la Chine ». « L'Europe doit prouver qu'elle constitue toujours le plus proche allié des États-Unis, fiable et efficace dans une ère de turbulences à venir », explique encore le Washington Post, c'est ce que Joe Biden s'en vient tester cette semaine auprès de ses alliés européens.

Covid : l'Inde change de stratégie et s'ouvre à la vaccination gratuite

Une véritable « volte-face » du Premier ministre indien Narendra Modi, explique le Guardian « après des semaines de critiques sur un programme de vaccination bâclé qui a couvert moins de 5% de la population adulte de l'Inde estimée à 950 millions de personnes ».

« Dès le 21 juin le gouvernement fédéral prendra le relais des gouvernements des États pour la vaccination, et tous les adultes seront vaccinés gratuitement », explique de son côté l'Indian Express qui attribue ce changement radical de stratégie au coup de semonce de la Cour suprême « qui avait qualifié la politique de vaccination d'arbitraire et d'irrationnelle ».

« Seule la vaccination des plus de 45 ans était jusqu'à présent prises en charge par l'État fédéral », souligne encore le Guardian qui rapporte que la côte de popularité du gouvernement Modi est en pleine dégringolade, en raison de sa gestion désastreuse de la pandémie, de 75% en 2019 à 51% actuellement. Le Premier ministre indien qui sera en fin de semaine l'invité du G7 en Cornouailles, souligne de son côté Le Temps pour un sommet spécial sur « la vaccination mondiale ».

À Munich en Allemagne, la justice double les peines contre les slogans nazis

L’information est à la Une du Suddeutsche Zeitung, le quotidien de Munich, qui souligne que le « parquet de la ville demande désormais des peines plus élevées que dans le reste du pays ». Faire le salut hitlérien ou proférer des « Heil Hitler » est interdit dans toute l'Allemagne « mais dans l'ancienne capitale du mouvement nazi », explique le quotidien « l'interdiction doit être plus forte ».

Ainsi en a décidé la magistrature bavaroise, un « Heil Hitler » était passible d'une amende d'un mois de salaire, désormais à Munich l'amende est portée à deux mois de salaire. Une mesure nécessaire pour lutter contre la résurgence de l'extrême droite et l'augmentation « des crimes racistes et antisémites », note encore le Suddeutsche.

Bezos, le fondateur d'Amazon va s'envoler dans l'espace à bord de sa propre fusée

« Un vol qui concrétise le rêve de toute une vie », écrit le Washington Post qui met avant en avant que Jeff Bezos qui est « à la traîne derrière SpaceX d'Elon Musk et ses contrats avec la Nasa », va avec ce vol, doubler tous ses adversaires « dans la course au tourisme spatial ». « Un concours de vanité entre ultra-riches », estime de son côté Die Welt qui note qu'il s'agira d’un vol très court « un vol de 11 minutes, à 100 kilomètres au- dessus de la terre ». Il reste en tout cas une place à vendre pour un touriste de l'espace, explique le Los Angeles Times, pour l'heure l'enchère a déjà atteint 2,8 millions de dollars, clôture et vente du billet samedi prochain. Décollage prévu le 20 juillet.

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