Revue de presse internationale

À la Une: la menace chinoise au cœur de la tournée européenne du président Biden

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Le président américain Joe Biden monte à bord d'Air Force One à Tulsa, Oklahoma, le 1er juin 2021.
Le président américain Joe Biden monte à bord d'Air Force One à Tulsa, Oklahoma, le 1er juin 2021. MANDEL NGAN AFP

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« Biden vient dire à l'Europe de se ressaisir dans la course à la suprématie mondiale qui s'annonce avec Pékin », explique le Guardian qui met en avant que « les États-Unis risquent d'être supplantés par la Chine en tant que première puissance mondiale d'ici quelques décennies, et que pour Washington cette idée est tout simplement consternante ».

Analyse partagée par le Times qui souligne de son côté que « Joe Biden fera notamment pression pour réorienter L'Otan, l'alliance atlantique, de ses attributions européennes traditionnelles – vers la lutte contre les cyber-menaces et une Chine de plus en plus agressive ».

Puissance financière, puissance militaire, « la Chine doit être contenue au plus vite » explique de son côté The Australian « alors que la menace de conflit dans la région indo-pacifique est croissante », s'inquiète le quotidien de Sydney. La presse américaine rapporte de son côté que le président Biden s'envole pour l'Europe juste après « l'adoption par le Sénat américain d'un plan de près de 200 milliards de dollars pour faire face à la rivalité de la Chine, notamment dans des secteurs clefs comme les nouvelles technologies ».

Reste à savoir « si les Européens ressentent vraiment l'urgence des États-Unis à contenir la Chine », souligne encore le Guardian qui note que malgré les critiques européennes sur les violations des droits de l'homme, l'Europe reste le « premier partenaire commercial de Pékin ».

Une offensive américaine fustigée par la presse chinoise 

À l'instar du gouvernement de Pékin, la presse d'État chinoise fustige « l'égocentrisme paranoïaque des États-Unis ». « Le G7 ne servira à rien », tranche un universitaire dans le Global Times qui dénonce « une faction en déclin au sein de l'économie mondiale », une « véritable secte idéologique » dont « le monde a appris à ignorer les intentions », « il est d'ailleurs approprié que ce sommet soit présidé par le Premier ministre britannique Boris Johnson qui est le grand maître de l'exagération verbale et des gestes vides ». De son côté, le South China Morning Post explique pourquoi « Biden est une complète déception pour l'Asie du Sud-Est dont elle n'a que faire, alors que Pékin maintient des relations solides avec ses homologues asiatiques ».

Optimisation fiscale : les milliardaires Jeff Bezos et Elon Musk ne payent pas d'impôts

Cela fait les gros titres de la presse américaine, qui tous, rapportent cette enquête de ProPublica selon laquelle les « 25 Américains les plus riches dont Bezos, Bloomberg et Musk ont payé peu, voire pas du tout d'impôts », ces dernières années. « Une inégalité flagrante du système fiscal américain », souligne le New York Times qui explique « les plus riches placent leur fortune dans des actions et des biens immobiliers qui leur permet ainsi d'échapper à l'impôt ».

Le patron d'Amazon, l'homme le plus riche du monde « Jeff Bezos n'a ainsi payé aucun impôt entre 2007 et 2011 », « et a même réussi à obtenir un crédit d'impôt de 4 000 dollars pour ses enfants », souligne encore le New York Times qui comme le Washington Post met en avant les réactions indignées d'une partie des élus démocrates. À l'instar de la sénatrice Elizabeth Warren qui défend l'idée de la mise en œuvre « d'un impôt sur la fortune ». « Biden et ses conseillers juge cet impôt irréalisable, mais ils n'ont pas complètement fermé la porte à cette idée », note le Washington Post.

Macron giflé, la presse internationale s’inquiète du niveau de violence en France

L'info a fait le tour du monde et l'image de l'agression du président français s'affiche même en Une du Wall Street Journal. « Un incident isolé », selon l'Élysée rapporte le quotidien américain qui s'inquiète pourtant de « l'humeur sombre des Français » et rappelle « qu'en avril dernier des généraux à la retraite avait publié une tribune pour affirmer que la propagation de l'islam radical poussait la France vers une guerre civile ».

« Que se passe-t-il en France ? », s'interroge de son côté le Suddeutsche Zeitung qui relève « que Macron se fait gifler et que le philosophe Raphaël Enthoven envisage de voter pour Marine Le Pen ». « Un niveau de violence politique préoccupant », estime de son côté Le Temps, le quotidien suisse pour qui « l'élection présidentielle de 2022 se jouera sur un volcan », tout en saluant un président qui a montré « qu'il reste à la portée du peuple, même si cela veut dire à portée de gifle ».

« Cancel culture » : des étudiants d'Oxford retirent un portrait de la reine

« Comment osent-ils ? », s'insurge le Daily Telegraph qui accuse les étudiants d'Oxford d'avoir « déclenché la fureur » en décrochant le portrait de la Reine dans une salle commune en invoquant « une représentation de l'histoire coloniale du pays ». « Une décision offensante et odieusement ignorante », s'indigne Lord Patton, le chancelier de la prestigieuse université, dans le Times. Indignation partagée par le ministre de l'Éducation Williamson, rapporte encore le Telegraph, qui estime que la reine est devenue « la dernière victime en date de la cancel culture », la culture de l'effacement.

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