Revue de presse internationale

A la Une: les JO de Tokyo sans spectateurs, une première dans l'histoire des olympiades

Les spectateurs ne pourront pas venir assister dans les stades aux compétitions organisées pour les Jeux olympiques de Tokyo.
Les spectateurs ne pourront pas venir assister dans les stades aux compétitions organisées pour les Jeux olympiques de Tokyo. © AFP/Philip Fong

Publicité

Un huis clos très commenté dans la presse internationale, même si cela n’est véritablement pas une surprise après le rebond épidémique au Japon et la mise en place d’un nouvel état d’urgence. « C’était couru d’avance », souligne même Le Soir qui explique qu’au-delà de la pression sanitaire, la décision du huis clos est également très politique. Alors que « 15 % seulement des Japonais acceptaient la tenue des Jeux en public », note le quotidien belge, « la défaite aux régionales du parti au pouvoir dans la région de Tokyo le week-end dernier, a finalement convaincu le Premier ministre Suga de se résoudre à des Jeux sans spectateurs », explique le correspondant tokyoïte du quotidien belge.

Et c’est « un véritable crève-cœur », pour la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike, note de son côté le Japan Times qui estime que cette décision est la néanmoins plus « sûre » au regard du rebond de l’épidémie. Une interdiction quasi totale des spectateurs qui risque pourtant d’être encore « insuffisante », estime pour sa part l’Asahi Shimbun qui note que les experts sanitaires s’inquiètent des risques liés « à l’arrivée de 70 000 personnes de l’étranger pour les JO », les sportifs et leurs entraîneurs, les représentants officiels et bien sûr les journalistes venus du monde entier. 

« Au final, la quasi-totalité des supporters devra se contenter de regarder les épreuves à la télévision », commente de son côté le Washington Post qui à l’instar d’une grande partie de la presse occidentale soutient la décision du huis clos, mais regrette des Jeux qui s’annoncent « moroses », pas de grande fête du sport, « des tribunes vides et pas d’explosion de joie pour saluer les performances d’athlètes », se désole l’éditorialiste du Post « c’est un rappel brutal de tout ce que nous avons perdu et de tout ce que nous allons encore perdre avec cette pandémie de Covid-19 ».

Afghanistan : le Covid-19 et le spectre de la famine menacent 

« Même la faim n’épargne pas les Afghans », titre Le Soir qui souligne qu’alors que les talibans regagnent inexorablement du terrain, « le Covid-19 est, lui aussi, repassé à l’offensive avec plus de 2 000 contaminations par jour et le spectre de la famine menace également en raison de la sécheresse ». « 3,2 millions afghans sont en situation d’urgence alimentaire, le stade juste avant la famine », s’alarme OCHA l’agence humanitaire de l’ONU qui souligne également que « la moitié des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition sévère ». L’OCHA estime les besoins du pays « à 1,3 milliard de dollars » pour faire face à cette famine annoncée et déplore que l’aide de l’Union européenne plafonne à seulement 57 millions d’euros, souligne encore le quotidien belge.

De son côté, la presse américaine qui s’est montrée très critique du retrait américain, rapporte comment Joe Biden a de nouveau justifié hier la nécessité de mettre fin à 20 ans d’intervention américaine en Afghanistan. « En d’autres temps », écrit le New York Times « une telle décision aurait pu provoquer des remous politiques aux États-Unis », mais au moment où les Américains combattent le Covid-19 et tentent de sortir de 18 mois de crise économique, il n’y a aucun débat au Congrès, déplore le quotidien, qui note que dans leur grande majorité « les Américains y sont également favorables ».

Les Américains appelés au chevet d’Haïti, en plein chaos

« Le destin d’Haïti est intimement lié à celui des États-Unis », titre le Washington Post qui souligne notamment comment Washington a toujours soutenu Jovenel Moïse, même quand son mandat s’était achevé et qu’il avait conservé son fauteuil de président. « Mais les options d’action des États-Unis pour aider le pays à sortir de la crise sont limitées », explique le Post qui estime également que « l’appétit de Biden pour s’engager pleinement dans ce pays en difficulté est encore plus faible ».

Mais « après avoir qualifié d’attentat d’odieux », l’assassinat du président Moïse, Biden va pourtant devoir réinvestir le dossier haïtien, estime encore le Post alors que le New York Times note de son côté que les États-Unis restent « le principal bailleur de fonds d’Haïti ».

La fièvre monte avant la finale de l’Euro 2020 dimanche à Wembley

C’est bien sûr à la Une de la presse britannique et italienne, avec des accents très patriotiques, « en route pour la gloire », « la fièvre monte », titrent les tabloïds britanniques, le Daily Mirror suggère même que toute l’équipe d’Angleterre devrait être « anoblie » en cas de victoire contre l’Italie. Le Guardian souligne de son côté que « Boris Johnson pourrait déclarer lundi prochain férié si les Anglais remportent la finale », histoire que les supporters se remettent de la longue nuit de fête qui devrait suivre.

« Nous n’avons aucune crainte », répond de son côté la presse italienne, l’Italie qui selon son milieu de terrain Marco Verratti a une arme secrète « le pouvoir de la légèreté », explique-t-il dans La Repubblica « c’est l’équipe qui voudra s’amuser le plus qui aura l’avantage ». Et dans ce domaine, les Italiens sont très forts.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail