Revue de presse internationale

À la Une: la pandémie gâche la fête des Olympiades à Tokyo

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D'autres manifestent aux abord du stade pour exprimer leur opposition à la tenue des Jeux. 23 juillet 2021.
D'autres manifestent aux abord du stade pour exprimer leur opposition à la tenue des Jeux. 23 juillet 2021. © REUTERS - Issei Kato

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Malgré une cérémonie d'ouverture haute en couleurs, ces « Jeux de la pandémie », comme les appelle la presse japonaise ne seront bien sûr pas « la grande fête attendue », de l'Olympisme.

« Alors que les Jeux sont censés rassembler le monde entier, ces JO sont ceux de la distanciation sociale », regrette le Washington Post qui décrit « des stades et des gradins vides, pas de supporters, pas de bruit de foule naturel, pas de contact ». « Et même les quelques visiteurs officiels, ajoute le quotidien, doivent sans doute se demander si leur présence est justifiée ou même nécessaire ».

Pas plus d'enthousiasme dans la presse nippone qui, à l'instar du Japan Times, titre sur les « nombreux défis que doit désormais relever le Premier ministre Suga », notamment celui de « tenir sa promesse d'assurer le succès des Jeux tout en empêchant une propagation des infections de Covid ». « Et la situation est loin d'être celle d'une olympiade sûre et sécurisée alors que le nombre des nouveaux cas d'infections à Tokyo vient d'atteindre son plus haut niveau depuis 6 mois », souligne de son côté l'Asahi Shimbun.

« Difficile d'imaginer un cadre plus sinistre pour les JO », titre Le Soir, le quotidien belge qui met en avant que « si ces Jeux tournent mal sur le plan sanitaire, les conséquences pourraient être dramatiques alors que moins de 20% des Tokyoïtes ont été complètement vaccinés ». Le gouvernement japonais « va compter les jours jusqu'au 8 août », date de clôture des Jeux souligne encore le Washington Post pour qui ces « JO sans joie seront plus endurés que célébrés ».

La Chine rejette toute enquête de l'OMS sur son sol sur les origines du virus

Plus d'un an et demi après le début de la pandémie, et déjà plus de 4 millions de morts depuis les premiers cas identifiés dans la ville chinoise de Wuhan fin 2019, Pékin vient d'adresser un non catégorique à l'OMS en dénonçant « une nouvelle phase d'étude complètement dépourvue de bon sens et pleine d'arrogance envers la science », souligne le Global Times qui reprend ainsi les critiques des scientifiques chinois pour mieux dénoncer  « l'instrumentalisation politique de cette recherche, qui, selon le quotidien, n'existe que pour stigmatiser et diaboliser la Chine ». 

« Les États-Unis intensifient leur conspiration politique autour de la théorie de la « fuite en laboratoire » à Wuhan, fustige encore le Global Times qui exige que les Américains enquêtent d'abord chez eux. Le journal nationaliste met avant une pétition signée « par 7 millions d'internautes chinois, pour demander une enquête de l'OMS sur le laboratoire de Fort Detrick », l'institut médical sur les maladies infectieuses de l'armée américaine. La Maison Blanche condamne de son côté « l'attitude irresponsable » des Chinois, rapporte de son côté le Wall Street Journal, qui souligne que cette controverse sera sans doute « au menu des discussions qu'aura dimanche en Chine la vice-secrétaire d'État Wendy Cherman ». 

 Les États-Unis sanctionnent Cuba 

Des sanctions financières « contre le ministre de la Défense cubain et une unité des forces spéciales du ministère de l'Intérieur, explique le Washington Post, tous directement impliqués dans les violations des droits de l'homme durant la répression qui a suivi les vastes manifestations sur l'île ce mois-ci ».

« Et ce n'est que le début », fait valoir le quotidien américain qui rapporte qu'après avoir initialement envisagé d'alléger les sanctions contre l'île castriste, « les bouleversements en cours à Cuba, les manifestations sans précédent du peuple cubain et la violence de la répression ont placé l'administration Biden sur un nouveau calendrier », et l'ont éloigné « de tout ce qui pourrait être considéré comme une concession au gouvernement communiste ». Des mesures qui interviennent, souligne encore le Post, « alors que le président Biden est confronté à une pression croissante du Congrès, des groupes militants et des Cubano-Américains », pour qu'il prenne des « mesures décisives en faveur des manifestants pro-démocratie ».

Kim Jong-un déclare la guerre à la k-pop sud-coréenne

Pour le « grand leader » nord-coréen, « les dérapages culturels et idéologiques sont plus dangereux que toutes les armes des ennemis de la Corée du Nord », rapporte le Wall Street Journal qui cite des infos de l'agence d'espionnage de Séoul. Kim Jong-un reprocherait ainsi aux jeunes de « ne pas être assez nord-coréens », et vient donc de leur interdire « d'utiliser des expressions empruntées à la musique pop ou aux séries sud-coréennes ». Interdiction également de « s'embrasser en public, ou bien encore se vêtir, de se coiffer comme les stars populaires du Sud ». Toujours selon Séoul, « regarder une série sud-coréenne peut désormais valoir une peine de prison de 15 ans, la peine de mort pour ceux qui distribuent de tels médias », considérés comme « de dangereux poisons » pour l'idéologie de l'État.

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