Si loin si proche

Voyage en Accordéonistan

Audio 48:30
Dans une maison de Karakol, au Kirghizistan en janvier 2015. Adrien Séguy au centre avec son accordéon.
Dans une maison de Karakol, au Kirghizistan en janvier 2015. Adrien Séguy au centre avec son accordéon. © Elisabeth Callens

À la fois imaginaire et bien réel, cet étonnant pays se gagne en lenteur, dans l'errance. Là, les heures, les semaines s'y font vagabondes et musicales.

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Parti depuis Paris sur un air de musette, Adrien Séguy s'est lancé en 2014 vers l’Est, un piano à bretelles en guise de sac à dos. Ce jeune musicien français, épris de voyage et d'accordéon, s'est en effet mis en tête d'aller jusqu'en Chine, en remontant le fil de la Route de la Soie et de ses mille curiosités musicales. La quête: suivre les traces du Sheng, un instrument chinois ancestral, ramené de Chine par des missionnaires européens, il y a plus de deux siècles, et ancêtre supposé de l'accordéon.

De là, est né un voyage qui va durer 15 mois, un pays: l'Accordéonistan, une collecte sonore de musiciens traditionnels croisés en chemin depuis la Turquie au Caucase, de l'Iran à l'Asie Centrale, mais aussi un podcast et enfin un spectacle. 

Avec Adrien, aux confins de l’Europe et de l’Asie, on croise alors des musiciens de rues en pagaille, des poètes iraniens chantant l’amour et le désespoir sous les ponts à la nuit tombée ou des hobos de l’Est qui, dans un train de nuit entre Belgrade et Sofia, fument des clopes serbes et jouent des airs tsiganes pour tuer le temps. Là-bas, les routes se font diatoniques ou chromatiques et les cartes se déplient en accordéon... 

 

En savoir plus

- Sur «Un voyage en Accordéonistan», podcast et voyage d'Adrien Séguy

- Sur Assafir, le groupe de musique de Thrace et d'Anatolie qu'a rejoint Adrien Seguy à son retour de voyage.

 

 

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