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Revue de presse Afrique

À la Une: le début du confinement dans la commune de La Gombé à Kinshasa

Audio 04:19
Siège du gouvernement à Kinshasa, quartier de la Gombe, février 2016 (photo d'illustration)
Siège du gouvernement à Kinshasa, quartier de la Gombe, février 2016 (photo d'illustration) JUNIOR KANNAH/AFP
Par : Aurélien Devernoix
9 mn

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« Échec interdit » lance Le Phare pour qui les deux semaines de confinement du cœur de la capitale congolaise sont un test pour les autorités.

Celles-ci vont devoir prouver leur capacité à briser la chaîne de contamination dans le pays alors que le quartier des ministères, ambassades, mais aussi du marché central de Kinshasa fait office d'épicentre de l'épidémie en RDC.

La stratégie est claire, explique le groupe de riposte au Covid-19 au siteActualité.cd : focalisation sur les cas identifiés pour pister les personnes ayant été contact avec eux, mais aussi application stricte des mesures de confinement.

Des mesures prises très au sérieux par les forces de l'ordre chargées de filtrer les déplacements : c'est ce que constate le site d'information dans un reportage où son journaliste note que même les personnes disposant de badges laisser-passer délivrés par l'Hôtel de ville se voient parfois bloquées.

Et c'est bien ce que reproche la Fédération des entreprises du Congo aux autorités dans les colonnes de Radio Okapi. Son vice président Dieudonné Kasembo s'inquiète des conséquences pour l'économie du pays alors que, selon lui, la FEC avait obtenu que les banques et services de télécommunication puissent maintenir un service minimum.

Radio Okapi qui donne également la parole au chef de la police de Kinshasa pour qui « ce n'est pas parce que vous avez le badge que c'est devenu la Bible et que nous disons amen […] on doit savoir si vous partez : où et pour quel motif. »

Le gouverneur de Kinshasa promet toutefois de rectifier le tir dès ce mardi rapporteLa Prospérité. Gentily Ngobila annonce que des directives vont être données aux forces de l'ordre, mais évoque une réussite partielle à l'issue de cette première journée.

Il faut dire que les autorités ont déployé les grands moyens : outre ces badges laisser passer dotés de QR Code, des drones ont été utilisés pour surveiller les déplacements dans la Gombé rapporte Radio Okapi, alors que l'hôtel de gouvernement et les bâtiments de l'Institut national de recherche biomédicale ont été décontaminés.

L'épidémie de Covid-19, un défi sanitaire, sécuritaire, mais aussi éducatif pour les pays africains

Un défi d'ampleur, voire une « volonté utopique » s'inquiète Le Pays au Mali, où les cours ont été suspendus.

Le journal relève les défis techniques pour les élèves, qu'il s'agisse de l'accès à l'électricité, la couverture téléphonique, voire radiophonique, mais également l'obligation pour beaucoup de jeunes gens de participer aux travaux familiaux... notamment dans certaines campagnes où la saison des récoltes doit débuter.

Il aurait fallu aller plus vite sur le déploiement des réseaux internet très haut débit, regrette le journal, qui dénonce par ailleurs « la fierté mal placée du gouvernement, son refus de reconnaître son échec dans la gestion des récentes grèves des enseignants », et de s'alarmer : « Non, on ne sauve pas une année scolaire avec un mois de cours présentiel et deux mois d'enseignement en ligne par la radio et la télé ».

Inquiétude également dans les colonnes du Pays au Burkina Faso. Le quotidien se montre plutôt ouvert à l'idée de l'enseignement via la télévision, mais s'interroge sur le résultat. « Il faut éviter les cours insipides et sclérosés. Car, ceux-ci ne motivent guère les apprenants », note le journal pour qui le principal obstacle est sans doute ailleurs. « Par ces temps qui courent où des salaires d’enseignants ont été suspendus [par le gouvernement], l’on peut effectivement se poser la question de savoir si les deux parties peuvent travailler ensemble de manière sereine et efficace ».

Et une conséquence inattendue de l'épidémie au Sénégal

La sortie de prison pour deux mois de l'ancien président tchadien Hissène Habré qui a été condamné à la réclusion à perpétuité pour crimes contre l'humanité.

« Hissène Habré "libre" », titre ainsi Seneweb alors que le Walf Quotidien répond en citant le ministre de la Justice Malick Sall : « Hissène Habré est toujours en prison... chez lui ».

Derrière cette décision, se trouvent en effet les mesures décidées par le gouvernement pour éviter une propagation du Covid-19 dans les prisons du pays.

Press Afrik explique la prison du Cap Manuel, où était incarcéré l'ancien président tchadien, était utilisée depuis quelques jours pour l'incarcération des nouveaux détenus. Ce qui pouvait potentiellement faire entrer la maladie dans l'établissement pénitentiaire. Hissène Habré, 79 ans, étant « vulnérable » selon les autorités sénégalaises, son placement en résidence surveillée pour deux mois a été accordé pour « raisons humanitaires ».

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