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Chronique des matières premières

Cacao durable: l'UE engage le dialogue avec la Côte d'Ivoire et le Ghana

Audio 01:46
Des fèves de cacao dans un entrepôt dans le village d'Atroni, au Ghana.
Des fèves de cacao dans un entrepôt dans le village d'Atroni, au Ghana. ©REUTERS/Ange Aboa
Par : Stanislas Ndayishimiye
4 mn

L’Union européenne a lancé mardi un dialogue avec la Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux de cacao. Objectif : développer des critères de production durables.

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Prévu pour une durée d’environ 10 mois, le cycle de discussions entre l’Union européenne, la Côte d’Ivoire et le Ghana doit aider les deux premiers producteurs de cacao à mettre fin à la déforestation liée à la production de l’or brun et à éliminer le travail des enfants dans les plantations. La Commission des 27 compte aussi inciter les grandes entreprises européennes du chocolat à se montrer « responsables » dans leurs achats de fèves.

Une initiative qui peut porter ses fruits, puisque l’Union européenne importe aujourd’hui 60% du cacao produit dans le monde, sachant que la production de cacao de la Côte d’Ivoire et du Ghana lors de la campagne 2019-2020 représente 64% de la production mondiale, selon l’Organisation internationale du cacao. En plus des risques liés au travail des enfants et à la déforestation, la production de cacao apporte peu de revenus aux petits producteurs.

La majorité des producteurs restent pauvres

Faute d’avoir obtenu le relèvement des prix mondiaux l’année dernière, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont instauré un « différentiel de revenu décent », c’est un nouveau mécanisme de vente aux grands groupes chocolatiers pour augmenter le prix de 400 dollars par tonne afin de mieux rémunérer leurs producteurs.

Une autre raison incite l’Union européenne à promouvoir le respect des normes environnementales dans la filière cacao : la demande croissante des consommateurs européens pour du chocolat issu du commerce équitable. Cette exigence des consommateurs européens va d’ailleurs s’intensifier dans l’avenir, quelle que soit l’évolution de la filière.

Alors que la Côte d’Ivoire exporte encore brute les trois quarts de sa production de fèves, elle a lancé mardi la construction de deux nouvelles usines de transformation. Le pays veut augmenter sa part de valeur ajoutée dans la filière cacaoyère, en doublant à court terme sa capacité de transformation, qui est aujourd’hui de 500 000 tonnes, soit le quart de sa production.

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