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Revue de presse française

À la Une: Loukachenko «doit partir», estime Emmanuel Macron

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Le président biélorusse Alexandre Loukachenko au téléphone depuis le palais de l'Indépendance de Minsk, le 23 août 2020.
Le président biélorusse Alexandre Loukachenko au téléphone depuis le palais de l'Indépendance de Minsk, le 23 août 2020. BelTA via Reuters
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C’est au Journal du Dimanche que le président français le dit haut et clair. Réélu le mois dernier, le président biélorusse est accusé par l'opposition d'avoir truqué une élection que l’Union européenne et les pays baltes n'ont pas reconnue, la Lituanie ayant même donné refuge à la cheffe de file de l'opposition biélorusse.

« Ce qui se passe en Biélorussie, c'est une crise de pouvoir, un pouvoir autoritaire qui n'arrive pas à accepter la logique de la démocratie et qui s'accroche par la force. Il est clair que Loukachenko doit partir », martèle Emmanuel Macron dans Le JDD, à la veille de sa première visite en Lituanie et en Lettonie. Dans cet hebdomadaire, le président français se dit également « impressionné par le courage des manifestants (biélorusses). Ils savent les risques qu'ils prennent en défilant tous les week-ends et pourtant ils poursuivent le mouvement pour faire vivre la démocratie dans ce pays qui en est privé depuis si longtemps », ajoute Emmanuel Macron.

Ouattara devrait-il dire ça ?

Les yeux fixés sur un troisième mandat, Alassane Ouattara investit l’espace médiatique via Paris Match. Le président ivoirien s’y exprime. Et se montre. Ici, très glamour, Dominique et Alassane, main dans la main, en leur jardin ; là, le président – qui a tombé la veste – assis à son bureau ; le même là encore, mais costard, cravate et masque anti-Covid cette fois-ci, en compagnie de deux « petites danseuses » en pagne traditionnel… Du Paris Match pur jus, mais plutôt dans le suave.

Clairement, l’intérêt des six pages qui lui sont consacrées par ce magazine réside davantage dans le poids des mots prononcés par Alassane Ouattara que dans le choc des photos dont s’enorgueillit d’ordinaire ce journal. Un président devrait-il dire ça ? Entre autres déclarations du chef de l’État, celle qui concerne la Constitution. Contrairement à la totalité de l’opposition ivoirienne, lui estime que la Constitution de 2016 a « instauré une nouvelle République en Côte d’Ivoire ».  Ses rivaux potentiels qui ambitionnent de lui succéder ? Le président ivoirien les traite de « prédateurs sans foi ni loi ».

Mais c’est quand il parle de son ex-Premier ministre Guillaume Soro que les mots d’Alassane Ouattara prennent encore plus de poids. Selon lui, « la place de Guillaume Soro n’est pas dans la campagne électorale mais en prison ». Pas étonnant, dans ces conditions que le chef de l’État ivoirien ait trouvé que la candidature de Guillaume Soro à l’élection présidentielle, tout comme celle de son prédécesseur Laurent Gbagbo, « relèvent de la provocation », dit-il à Paris Match.

Fric-frac controversé à la BCEAO

Laurent Gbagbo, justement. Dans cet entretien, Alassane Ouattara évoque l’affaire dite du « casse de la BCEAO » qui a valu à l’ex-président une condamnation à vingt ans de prison par la justice ivoirienne. Voici ce qu’affirme Alassane Ouattara dans Match : « pour tourner l’embargo qui visait à lui faire lâcher le pouvoir, (Laurent Gbagbo) a signé des ordonnances qui ont permis aux forces de l’ordre de dévaliser la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Un demi-milliard d’euros ont été volés », étant rappelé qu’en janvier 2011, le président Gbagbo avait en fait signé, non-pas des ordonnances, mais un décret pris en vertu d’une loi ivoirienne de 1964, permettant alors au chef de l’Etat de réquisitionner les bâtiments et du personnel ivoirien de la BCEAO en Côte d’Ivoire.

Et quand Paris Match lui fait remarquer que la Constitution « n’autorise que deux quinquennats », Alassane Ouattara ne manque pas d’offrir du grain à moudre à ses adversaires en remarquant que Laurent Gbagbo « est resté onze ans au pouvoir et Henri Konan Bédié a été chassé par un coup d’État pendant son second mandat (…) Je ne suis donc pas le seul à briguer un troisième mandat », rétorque-t-il à cet hebdomadaire.

Vers un reconfinement en France ?

En France, cette nouvelle menace de reconfinement pour cause de coronavirus. L'Ordre des médecins lance l’alerte épidémique d’ampleur. « Si rien ne change », la France devra affronter une « épidémie généralisée », avec un système de santé « incapable de répondre à toutes les sollicitations », prévient, dans Le Journal du Dimanche, le président du Conseil national de l'Ordre des médecins. Patrick Bouet avertit que « la deuxième vague arrive plus vite que nous le redoutions ».

Inconnu à cette adresse

L’attaque au hachoir vendredi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Le principal suspect pensait qu'il s'agissait toujours du siège du journal satirique. C’est le journal Le Parisien qui a révélé cette information. Une source proche de l'enquête indique qu’en garde à vue, cet homme, qui prétend être un Pakistanais de 18 ans, a déclaré « assumer son acte qu'il situe dans le contexte de la republication (par Charlie Hebdo) des caricatures qu'il n'a pas supportée ».

Dans Le Parisien Dimanche, Manuel Valls dit ce dimanche matin qu’il faut « clairement désigner l'islamisme comme l'ennemi et le défi de ce début de siècle ». Selon cet ancien Premier ministre socialiste, « c’est toute la société française qui est placée par les jihadistes comme cible prioritaire (…) Il faut arrêter de s'excuser d'être Français et républicain », martèle encore Manuel Valls dans Le Parisien Dimanche.

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