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Revue de presse Afrique

À la Une: un Premier ministre de transition nommé au Mali

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Moctar Ouane le 21 septembre 2006  à l'Assemblée générale des Nations unies quand il était ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali.
Moctar Ouane le 21 septembre 2006 à l'Assemblée générale des Nations unies quand il était ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali. AP Photo/Frank Franklin II, File

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« C’est fait, s’exclame Le Pays à Bamako. Le Premier ministre de la transition est connu. Il n’est issu ni du M5-RFP ni de l’ancienne majorité présidentielle. Il se nomme Moctar Ouane, un diplomate respecté. (…) Ex-ministre des Affaires étrangères, ex-ambassadeur aux Nations unies, Moctar Ouane était dernièrement délégué général à la paix et à la sécurité de l’UEMOA. Il est reconnu par beaucoup de Maliens, souligne Le Pays, comme un grand technocrate, intègre et respecté. »

« Cette nomination fait suite à une rude tractation, révèle pour sa part L’Indépendant, autre quotidien malien. (…) Le nouveau Premier ministre aurait été désigné après le refus d’Abdoulaye Idrissa Maïga, ancien Premier ministre d’IBK. Plusieurs autres noms étaient sur la liste, notamment quatorze candidats du M5-RFP. »

En effet, précise L’Indépendant, « ce mouvement avait décidé de ne pas fournir une liste de trois candidats, comme demandé par le CNSP, de peur de créer la polémique en son sein. Il avait donc donné libre choix à ses membres désireux d’être candidats au poste de Premier ministre de déposer leurs dossiers. Lesquels au nombre de 14 donc ont été remis samedi matin au CNSP. »

Le M5-RFP ne doit-il s’en prendre qu’à lui-même ?

Pour Le Pays au Burkina, « on peut se demander si le M5-RFP n’est pas le grand perdant dans le casting des trois personnalités en charge de piloter la transition au Mali. (…) Et c’est bien fait pour ce mouvement, lance le quotidien ouagalais. En effet, le M5-RFP ne doit s’en prendre qu’à lui-même, d’abord pour avoir manqué de cohésion face à la junte et ensuite pour avoir laissé apparaître au grand jour qu’il s’est battu pour des postes et non pour le Mali. »

En tout cas, « désormais, souligne Le Point Afrique, voici le Mali doté de trois personnages clés qui vont superviser la transition de 18 mois vers un régime civil : le président intérimaire, Bah N’Daw, colonel à la retraite et ancien ministre de la Défense, un vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta, qui n'est autre que le chef de la junte, et Moctar Ouane, chargé de former un gouvernement, de préparer les prochaines échéances électorales et de remettre les institutions à plat. »

Du pain sur la planche

WakatSéra insiste sur le rôle du nouveau Premier ministre : « Moctar Ouane est qualifié d’homme de rigueur, de dossier et ayant un carnet d’adresses bien étoffé. Ces atouts lui permettront-ils, lui le seul véritable civil de l’attelage de la transition malienne, s’interroge le site burkinabé, de remettre le Mali sur les rails d’une véritable démocratie, où le pouvoir ne serait plus pris par les armes, mais transmis par les urnes, selon la volonté du peuple ? L’ancien diplomate aura sans doute fort à faire pour réconcilier les Maliens entre eux-mêmes et avec la communauté internationale, notamment la très frileuse Cédéao (…). Maintenant que le plus civil des "transitaires" maliens est connu, la Cédéao, n’aura sans doute plus le choix de continuer à tirer sur l’ambulance, estime encore WakatSéra. Le Mali a davantage besoin d’une aide franche et forte pour amorcer un retour vers la démocratie, mais surtout d’une politique qui place le mieux-être des populations au cœur de ses préoccupations. »

Vers une levée des sanctions ?

La Cédéao devrait donc lever toutes ses sanctions. C’est que pointe également le site Maliweb : « L’organisation sous-régionale, amadouée par les souffrances du peuple malien, dont plusieurs voix internationales ont porté le message, devrait annoncer la levée des sanctions qui enserrent depuis plus d’un mois les Maliens dans un corset économique. »

Et pour sa part, prévient Maliweb, « le CNSP, qui devrait logiquement annoncer sa dissolution à la suite de la mise en place de la nouvelle équipe chargée de la mise en œuvre du programme de la transition, le CNSP serait bien inspiré de s’abstenir de toute nouvelle manœuvre pour s’enraciner au pouvoir, en interférant de façon cavalière et intéressée dans la nomination des membres civils de la nouvelle équipe transitionnelle. En cas de nouvelle brouille avec la Cédéao, avertit encore Maliweb, le peuple ne serait plus enclin à endurer de nouvelles privations. »

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