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Revue de presse Afrique

À la Une: le gouvernement de transition au Mali

Audio 05:13
Moctar Ouane en 2009, alors ministre des Affaires étrangères malien.
Moctar Ouane en 2009, alors ministre des Affaires étrangères malien. AFP/Raveendran
Par : Sébastien Duhamel
11 mn

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Ce gouvernement était « attendu depuis la nomination, le 27 septembre, de Moctar Ouane au poste de Premier ministre », nous rappelle d'abord L'Indépendant, le quotidien malien. Un gouvernement qui a finalement été « mis en place, hier lundi ». « Il comprend 25 ministres conformément aux recommandations du Dialogue national inclusif et celles, plus récentes, des Concertations nationales de septembre dernier », peut-on lire.

Et L'Indépendant présente bien sûr cet exécutif de transition. La junte, le comité national pour le salut du peuple « s'arroge 4 ministères clés » : « Les postes de la Défense, de la Sécurité, de l’Administration territoriale et de la Réconciliation ».

Une équipe « à dominante technocrate »

Le M5-RFP, le mouvement de contestation, lui se voit attribuer trois portefeuilles, « dont deux dévolus à des proches de l’imam Dicko. Deux pour l’ex-rébellion kidaloise et pour la Plateforme » également. Une équipe « à dominante technocrate » souligne L'Indépendant car « aucun parti politique n’y figure en tant que tel ». Et un point noir relevé par le journal : « La parité sur le genre est loin d’avoir été respectée », puisque parmi les 25 ministres, on ne « dénombre que quatre femmes ».

Les États-Unis saluent ce gouvernement

Par un communiqué du département d'État, relayé ce matin par malijet.com, les États-Unis ont déjà salué la mise en place de ce gouvernement.

Les États-Unis voient ici « un premier pas positif vers un retour à l’ordre constitutionnel », mais les américains exhortent le gouvernement de transition à « tenir des élections démocratiques dans un délai de 18 mois, comme convenu avec la Cédéao », à tenir également ses promesses « de renforcer la gouvernance, de lutter contre la corruption, ou bien encore de réformer les processus électoraux et de mettre en œuvre l’Accord de paix de 2015 ». Et puis autre aspect soulevé par la diplomatie américaine, toujours à lire sur malijet : le respect des droits de l'homme ainsi que « des mesures concrètes pour prévenir [et sanctionner] les violations commises par les forces de sécurité de l’État ».

Le rôle dévolu au M5-RFP

Maliweb.net revient de son côté sur la place accordée au M5-RFP. « Gestion de la transition : le M5 coiffé au poteau », titre le site internet. « Après quelques mois de contestation qui ont conduit au renversement du régime IBK, le Mouvement du 5 juin–Rassemblement des forces patriotiques s’estime lésé dans l’attribution des postes de responsabilités », affirme Maliweb. « C’est du moins ce que laissent entendre les responsables du comité stratégique » précise-t-il.

L’article revient ensuite sur les différents désaccords depuis « l'euphorie » du coup d'État : à savoir les journées de concertation auxquelles le mouvement n'était pas convié dans un premier temps et le collège qui a désigné le président de transition sans lui. Tout comme les quatorze CV envoyés mais non retenus pour le poste de premier ministre. Résultat : « le M5 se sent méprisé par les militaires » et le « CNSP est aujourd'hui vomi par une grande partie du mouvement contestataire », conclut Maliweb.

Des rumeurs autour de libérations d'otages

Le Mali est par ailleurs animé par des rumeurs autour de libérations d'otages. À Bamako, l'indépendant évoque la possibilité d'une « transaction », après que plus d'une centaine d'ex-détenus ont été libérés. « Des présumés terroristes pour la plupart, débarqués à Tessalit dans la région de Kidal », croit savoir le journal. Et ces libérations pourraient permettre « un échange » et la libération de l'ex-chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, enlevé il y a six mois alors qu'il était en campagne dans le cercle de Niafunké.

Une histoire qui intéresse également la presse française. Le quotidien Libération affirme que « l'espoir renait pour les otages », car Sophie Pétronin, la française enlevée fin 2016 à Gao, pourrait être concernée. Libé explique : « Plusieurs sources affirment qu’Ahmada Ag Bibi, un cadre touareg influent à Kidal, est l’artisan des négociations entre les jihadistes et l’État malien. Cet ex-député est très lié à Iyad Ag Ghaly, le numéro 1 du Jnim », le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans qui détient Sophie Pétronin. En tout cas, en ce qui concerne Soumaila Cissé, Libération relaie le commentaire « laconique » d'un officier proche du CNSP. Il affirme que « le processus est en cours ».

En Côte d'Ivoire, la mission Cédéao-Union africaine-Onu

La presse ivoirienne s’intéresse quant à elle à la mission de la Cédéao, de l’Union africaine et des Nations-Unies dépêchée sur place. Une mission qui « a été reçue hier par Alassane Ouattara, au palais présidentiel au Plateau », nous apprend L'Intelligent d'Abidjan. Le journal relaie ici les propos de Shirley Ayorkor Botchwey, la ministre des Affaires étran­gères du Ghana et prési­dente du conseil des mi­nistres de la Cédéao, c'est elle qui conduit la délégation. Selon elle, Alassane Ouattara « a fait montre d'une grande sympathie ». La délégation a également rencontré le premier ministre et ministre de la défense Hamed Bakayaoko. À chaque fois, explique L'Intelligent, les diplomates ont fait part de leur souhait de voir le 31 octobre, une élection présidentielle paisible, crédible et inclusive». Rien n'a filtré en revanche de la rencontre à huis-clos avec le président du conseil constitutionnel qui a duré « près d'une heure » précise tout même le journal. Idem pour les échanges avec le président de la commission électorale indépendante. L'Intelligent déroule enfin le programme d'aujourd’hui. Dans la matinée, la mission Cédéao-UA-Onu doit normalement s'entretenir avec les candidats retenus pour la prési­dentielle, avec les partis politiques de l’opposition, la Majorité présidentielle réunies au sein du RHDP ainsi que les groupes religieux. Tout un programme.

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