Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

L’Opep+ doit décider du calendrier de réouverture des vannes de pétrole

Audio 01:50
La consommation de pétrole reste déprimée en Europe et aux Etats-Unis, à cause de la seconde vague de Covid-19.
La consommation de pétrole reste déprimée en Europe et aux Etats-Unis, à cause de la seconde vague de Covid-19. REUTERS/Leonhard Foeger

La capitale autrichienne est de nouveau confinée. Ce n’est donc pas à Vienne, mais en visioconférence, que l’alliance Opep+ se réunit ces lundi 30 novembre et mardi 1er décembre. Ses 23 membres doivent se mettre d’accord sur la prolongation des quotas de production, face à un regain des cours du pétrole qui reste fragile.

Publicité

L’Opep+ devrait prolonger de quelques mois ses quotas de production et non pas rouvrir progressivement les vannes à partir de janvier comme cela était prévu dans l’accord d’avril dernier.

Les prix du brut ont retrouvé de la vigueur, certes. A près de 50 dollars le baril de Brent, ils ont rebondi de 25% en novembre, grâce à la reprise de la consommation asiatique de carburants, et grâce au dopant psychologique qu’a constitué l’annonce de tests prometteurs pour trois vaccins contre le coronavirus.

Mais la consommation reste déprimée en Europe et aux Etats-Unis. La deuxième vague de Covid-19 a poussé les autorités à reconfiner certaines régions, dont la ville de Vienne, le siège de l’Opep. Si la demande d’essence et de diesel repart, celle de kérosène reste moitié moins importante qu’avant la pandémie. Les stocks mondiaux de brut et de produits pétroliers sont encore très lourds.

Le regain des cours du pétrole n’est donc pas acquis. D’autant que la Libye voit sa production rebondir à plus d’un million de barils par jour et qu’elle n’est pas soumise aux quotas. Quant à l’Iran, il pourrait, grâce à une politique plus accommodante de la nouvelle équipe présidentielle de Joe Biden aux Etats-Unis, faire affluer vers le marché pétrolier des centaines de milliers de barils supplémentaires.

Impatience de certains membres de l’alliance Opep+

C’est pourquoi les économistes de l’Opep ont suggéré que soit prolongé de six mois la réduction de production de l’alliance menée par l’Arabie et la Russie. Mais il y a des tiraillements avec les pays qui voudraient produire plus dès janvier. L’Irak et le Nigeria, qui respectent déjà très mal leurs quotas, les Emirats arabes unis, qui se demandent s’ils ne devraient pas quitter l’Opep.

Un consensus sera peut-être trouvé autour non pas de 6 mois mais de 3 mois de prolongation des quotas de l’Opep+, avant, peut-être de permettre aux Etats membres de rouvrir collectivement les vannes de 2 millions de barils par jour, en avril prochain.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.