Chronique des matières premières

Pertes records des majors du pétrole

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La pandémie et les mesures de confinement ont entraîné un ralentissement brutal de l’économie mondiale, provoquant ensuite une baisse de la consommation et une surabondance de l’offre en pétrole.
La pandémie et les mesures de confinement ont entraîné un ralentissement brutal de l’économie mondiale, provoquant ensuite une baisse de la consommation et une surabondance de l’offre en pétrole. Reuters/Jessica Lutz

Les géants pétroliers affichent de lourdes pertes en 2020. Le secteur a été durement touché par le Covid-19, mais un rebond du marché est attendu cette année.

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Les pertes des grandes compagnies pétrolières sont abyssales, elles reflètent l’ampleur de la crise qu’a traversée l’an dernier le secteur pétrolier. Le géant britannique des hydrocarbures BP a par exemple enregistré une perte nette de plus de 20 milliards de dollars en 2020. Le chiffre est plus spectaculaire pour l’américain ExxonMobil : environ 22,4 milliards de dollars de pertes sur l’ensemble de l’année. C’est la plus lourde perte annuelle de son histoire.

La cause, on la connaît : la chute des cours de l’or noir. La pandémie et les mesures de confinement ont entraîné un ralentissement brutal de l’économie mondiale, provoquant ensuite une baisse de la consommation et une surabondance de l’offre, donc une dégringolade des cours. Fragilisées, les majors pétrolières ont commencé à tailler dans leurs effectifs et ont réduit de 20 à 35% leurs investissements dans l’exploration et la production. Ces géants sont en revanche optimistes pour cette année. En effet, depuis fin octobre les prix du brut remontent doucement, ils sont actuellement au-dessus de 50 dollars le baril. Le prix du Brent, le baril de la mer du Nord, a même atteint les 57 dollars mardi.

Cette progression s’explique par la réduction de la production des pays membres de l’Opep, une mesure qui vise à réduire l’offre sur le marché mondial. Et plus récemment, les espoirs autour du déploiement des vaccins rendent les investisseurs plus optimistes. Les yeux sont maintenant tournés vers les États-Unis, le premier consommateur mondial de brut. Les analystes du secteur estiment que si le plan de sauvetage de l’économie américaine de 1 900 milliards de dollars est débloqué, cela stimulerait l’économie et par ricochet la consommation de pétrole.  

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