Journal d'Haïti et des Amériques

Haïti: la colère des policiers

Audio 19:30
Des membres de la police haïtienne à Port-au-Prince. (Image d'Illustration)
Des membres de la police haïtienne à Port-au-Prince. (Image d'Illustration) HECTOR RETAMAL / AFP

La colère ne faiblit pas après l’assassinat, le vendredi 12 mars 2021, d’au moins 4 policiers selon le bilan officiel, dans le quartier de Village de Dieu à Port-au-Prince, lors d’une opération antigang qui a tourné au fiasco.

Publicité

Les autorités n’ont encore fourni aucun détail sur cette opération antigang qui a viré au massacre, avec des policiers abandonnés sans renfort dans le guet-apens tendu par une bande armée dans le bidonville. Lundi 15 mars 2021, le groupe de policiers baptisé «Fantom 509» a manifesté dans la capitale haïtienne avec, à leurs côtés, l’ancienne policière Yanick Joseph que notre correspondante Amélie Baron a interrogée. Selon elle, «tous les collègues policiers voient que ce qui s’est passé, c’est une mise à mort comme s’ils avaient été envoyés à l’abattoir parce que l’opération n’était pas planifiée».

  • Joe Biden appelle les migrants à rester chez eux

Les États-Unis s’attendent à un flux de migrants historique à leur frontière sud. Le ministre américain à la Sécurité intérieure l’a reconnu. En février 2021, plus de 100.000 personnes en situation irrégulière ont été arrêtées à la frontière mexicaine. Les structures d’accueil avec le Mexique sont déjà débordées par l’accueil de mineurs non accompagnés. Dans une interview accordée à ABC, le mardi 16 mars 2021, le président américain Joe Biden a demandé aux migrants de rester chez eux, tandis que les républicains dénoncent eux une situation provoquée par la nouvelle administration.

  • Au Brésil, les fidèles du candomblé persécutés

À Rio, milices et trafiquants s'allient contre les religions afro-brésiliennes. Plusieurs «pães e mães de santo» (père et mère de Saints), prêtres et prêtresses de candomblé, ont été obligés de fuir leurs lieux de culte, dans la périphérie de Rio. Intimidations, menaces, violences physiques… les pratiquants de cette religion syncrétiste afro-brésilienne sont abordés directement par des trafiquants qui se disent évangéliques et des membres de milices. Le reportage à Rio, Sarah Cozzolino.

 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail