Politique, le choix de la semaine

Combattre Le Pen ou combattre Macron ?

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Marine Le Pen et Emmanuel Macron, c'était déjà le duel du second tour de 2017.
Marine Le Pen et Emmanuel Macron, c'était déjà le duel du second tour de 2017. © Reuters/Eric Feferberg

Et si en 2022, on retrouvait le duel de 2017 : Marine Le Pen contre Emmanuel Macron ? C'est ce que les sondages laissent penser. Alors pour les faire mentir, les adversaires potentiels des deux favoris fourbissent leurs armes afin d'essayer de se faire une place. Et l'une de ces armes, c'est de s'en prendre au président de la République.

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Emmanuel Macron capte toute l'attention et la plupart des critiques de l'opposition. Et dans son entourage, ça exaspère un peu. Un de ses conseillers s'exclame : « Plus personne ne tape sur Marine Le Pen, tout le monde tape sur Macron ». Alors l'idée chez les marcheurs, c'est de rappeler que le danger pour la France, c'est la présidente du Rassemblement national et pas le président de la République. Christophe Castaner par exemple s'y est employé dans les médias récemment, car la petite musique qui commence à monter c'est que cette fois-ci, en 2022, au second tour il n'y aura pas forcément de front républicain derrière le candidat Macron s'il se représente bien sûr !

Jean-Luc Mélenchon qui est déjà dans la course pour la présidentielle, a comme en 2017 choisi une position ambiguë : pas de consigne de vote... Un refus de choisir qui, selon le quotidien Libération, fait son chemin dans l'esprit d'un certain nombre d'électeurs de gauche qui avaient voté Macron. Dans la majorité, on regarde cette question avec attention et on en tire la conclusion qu'il peut en effet y avoir un problème de report des voix de gauche au second tour.

Attention danger pour Macron ?

Il y a un peu de ça, avec pour un membre du gouvernement une pointe de moralisation : « Ceux qui disent comme Jean-Luc Mélenchon, je ne vais pas choisir, je ne suis pas d'accord... Il y a un choix à faire entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron » dit-il. Quand un autre regrette que tout le monde ait « intégré » que Marine Le Pen soit au second tour, car ce n'est pas « inéluctable ». Autrement dit, c'est ce combat qu'il faut mener. Et à l'Élysée, dans l'entourage proche du chef de l'État, on précise : « On ne cherche pas le match avec Marine Le Pen ». Une manière de répondre à ceux qui soupçonnent Emmanuel Macron de souhaiter ce duel. Il n'empêche qu'un marcheur de la première heure considère qu'elle est bien « l'adversaire prioritaire » avec une pointe d'ironie sur l'état des autres forces politiques en présence quand il ajoute « qui croit qu'on peut faire du PS ou de la droite notre adversaire prioritaire » et face à la présidente du RN, certains préconisent la manière forte  : « Marine Le Pen, il faut l'éclater sur le fond ». Tout un programme.

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