Reportage international

Dans cet hôpital de Jérusalem, les uniformes du personnel soignant sont gérés de façon automatisée

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Chava Gardner, infirmière à l’hôpital Hadassah Ein Kerem, utilisant la machine Polytex.
Chava Gardner, infirmière à l’hôpital Hadassah Ein Kerem, utilisant la machine Polytex. © Sami Boukhelifa/RFI

Comment limiter les contaminations en milieu hospitalier, en ces temps de Covid-19 ? Une entreprise israélienne, Polytex technologies, développe depuis plusieurs années déjà une solution de gestion des vêtements médicaux. Avec la crise sanitaire, les machines Polytex chargées de distribuer et de collecter les uniformes pour les personnels soignants se multiplient dans les hôpitaux israéliens et dans une vingtaine d’autres pays, notamment en France.

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Chava Gardner est infirmière à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem depuis vingt ans. « J’utilise cette machine tous les joursElle nous simplifie vraiment la vie. Je récupère des uniformes propres. Je n’ai plus à laver les miens à la maison. Et elle est facile d’utilisation. Ici, vous passez votre badge, vous mettez votre uniforme sale et elle vous en donne un propre » nous explique-t-elle.

La machine Polytex, ressemble à une grande armoire. Elle fonctionne selon le principe d’un distributeur. Aujourd'hui, Chava Garder s’occupe des vaccinations contre la Covid-19. Mais durant l’année écoulée, l’infirmière était chargée des patients atteints du coronavirus. « Quand j’étais dans les unités Covid, nous devions changer nos vêtements à chaque fois que nous entrions ou nous sortions de ces unités. Et même si nous avions tout un kit de protections personnelles - combinaison jetable, gants, masque et lunettes - il fallait quand même changer nos vêtements » pour ne pas transporter le virus, témoigne l'infirmière. La machine Polytex dispose également d’un compartiment « Retour », où doivent être entreposés les vêtements sales. 

Maîtriser les coûts

Valérie Botbol travaille pour Polytex. Depuis le début de la crise sanitaire, l’hôpital Hadassah Ein Kerem, qui avait déjà sept machines, lui a en commandé douze de plus. « Au moment de la crise, on a déplacé les machines de retour dans les départements Covid pour garder le vêtement sale dans le département et ne pas avoir à le transporter jusqu'au vestiaire ou dans d'autres départements. Par exemple, pour l'hôpital Ein Kerem, on a fourni une machine de distribution pour deux machines de retour », affirme Valérie Botbol.

Au-delà de l’aspect sanitaire, le professeur Yoram Weiss, directeur de l’hôpital Hadassah Ein Karem, estime que ces machines apportent une aide logistique précieuse et permettent de réduire les coûts. « De nombreuses fois, les gens utilisaient les vêtements et partaient avec. Les habits de l'hôpital partaient à la maison et il fallait dépenser énormément d'argent pour tout le temps acheter des vêtements. Grâce à ces machines, on peut contrôler les vêtements, ce qui est très important », selon le directeur de l'hôpital.

Depuis le début de la crise sanitaire, les personnels soignants de l’hôpital Hadassah Ein Kerem, ont utilisé 50% de vêtements médicaux en plus pour lutter contre les contaminations. La maîtrise des coûts est plus que jamais nécessaire pour faire face à l’épidémie.

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