Revue de presse internationale

À la Une: Biden, l'espoir d'une ère nouvelle pour le monde

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Le président américain Joe Biden signe des décrets dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, après son investiture en tant que 46e président des États-Unis, États-Unis, le 20 janvier 2021.
Le président américain Joe Biden signe des décrets dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, après son investiture en tant que 46e président des États-Unis, États-Unis, le 20 janvier 2021. REUTERS - TOM BRENNER

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Les États-Unis toujours à la Une de la presse internationale. L’investiture de Joe Biden, devenu hier le 46ème président des États-Unis laisse espérer une « ère nouvelle » pour son pays mais également pour le monde entier.

Difficile de trouver aujourd’hui une « Une » de presse sans une photo du nouveau président américain, - Joe Biden prêtant serment devant le Capitole, ou bien encore Biden embrassant son épouse sur le seuil de la MaisonBlanche-. La plupart des quotidiens affichent également le même titre, reprenant l'une des phrases clefs de son discours d’investiture : « Democracy has prevailed » - la démocratie l'a emporté, titrent ainsi le New York Times, comme le Suddeustche Zeitung de Francfort, le Financial Times de Londres ou bien encore El Pais de Madrid.

Le monde entier a les yeux braqués sur celui qui a permis de tourner la page du mandat chaotique de Donald Trump, et exprime tout à la fois son soulagement et ses espoirs.

« Recommençons à zéro » titre en Une le quotidien allemand Die Welt qui salue le début d'une ère nouvelle, alors que l'éditorialiste du Suddeustche Zeitung ne cache pas son admiration pour Joe Biden « un homme d’action » qui mérite la confiance et qui sait du haut de sa longue carrière « ce qui compte vraiment ».

Un enthousiasme partagé par la presse britannique ; le quotidien Metro ose même ce pied de nez à Trump, en titrant « Rendre l'Amérique grande à nouveau ». « Après quatre années de haine, Biden et Harris offrent aux États-Unis et au monde un avenir meilleur », ajoute de son côté le Daily Mirror.

L’Asie prudente face à la présidence Biden

Pas de franche hostilité mais beaucoup de prudence et d'interrogations face aux défis que va devoir affronter le nouveau président américain.

« Avec Biden, les Etats-Unis peuvent-ils revenir à la tête du monde ? », s'interroge ainsi un éditorialiste dans les colonnes du Japan Times qui souligne que « Biden prend la tête d'une nation déchirée par les divisions » et doit faire face à « des crises brûlantes comme la pandémie de coronavirus ». Autant de défis internes qui pourraient brider son leadership mondial.

Prudence également côté chinois. « Joe Biden doit avoir le courage de réchauffer la relation sino-américaine » titre Le Global Times. Le quotidien de Pékin qui, à l'instar du China Daily, exhorte le nouveau président américain à mettre fin à « la désastreuse guerre commerciale » engagée par Donald Trump. « C’est possible, si l'équipe de Biden n'est pas aussi stupide que celle de Trump », tranche un analyste chinois cité dans le Global Times. À défaut « le commerce bilatéral pourrait s’effondrer », dramatise de son côté le China Daily.

Fin de l’impunité pour Trump

L’ex-président est redevenu hier un justiciable comme les autres. Et « de New York à Atlanta, les procureurs fédéraux pourraient bien faire la queue pour tenter de mettre la main sur le président », explique le Guardian. Outre son procès, qui va s'ouvrir bientôt au Sénat pour son rôle dans l'assaut de ses partisans sur le Capitole, Donald Trump est également visé par de nombreuses enquêtes civiles et pénales. Notamment celles lancées pour fraudes fiscales à New York, ou bien encore concernant le financement de la campagne de 2016, et « les sommes versées à l'ancienne star du X Stormy Daniels ». « Les anciens présidents bénéficient de moins de déférence en matière de poursuites » ajoute le Guardian. L'après-présidence s'annonce compliquée pour Trump, qui selon la presse américaine est en train d'engager « des dizaines d'avocats ».

Le Bureau ovale relooké pour le président Biden

Un Bureau ovale « synonyme de puissance et de la majesté de la présidence américaine », souligne le Washington Post qui explique que tous les présidents entrants changent le décor de cette pièce « pour donner une idée de leur personnalité et du type de présidence qu'ils espèrent avoir ». À première vue, pas de grand changement côté déco, le président Biden a conservé le « Resolute desk » le grand bureau en bois des Résolutions -comme l'avait fait ses prédécesseurs, il a fait installer un grand tapis bleu foncé et fait « remplacer les rideaux en or clair par une teinte d'or un peu plus sombre », précise le Washington Post photo à l'appui. Avant de détailler bien sûr l'essentiel : les tableaux et autres bustes de Martin Luther King, de Robert Kennedy notamment, dont a souhaité s'entourer Joe Biden. Et plus encore : un grand portait de Roosevelt accroché face à son bureau, « un clin d'œil clair à un président qui a aidé le pays à traverser des crises importantes », explique le Washington Post « un défi auquel Biden est maintenant confronté ».

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