Revue de presse internationale

À la Une: la mort de l'ancien président argentin Carlos Menem

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Sur cette photo d'archive du 28 octobre 1997, le président argentin Carlos Menem s'entretient avec des journalistes à Buenos Aires, en Argentine. Le président Alberto Fernández a confirmé dimanche 14 février 2021 que Menem, qui souffrait ces dernières semaines, est décédé.
Sur cette photo d'archive du 28 octobre 1997, le président argentin Carlos Menem s'entretient avec des journalistes à Buenos Aires, en Argentine. Le président Alberto Fernández a confirmé dimanche 14 février 2021 que Menem, qui souffrait ces dernières semaines, est décédé. © AP/Daniel Muzio

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Le visage de l'ancien président argentin est dans de nombreux journaux à travers la planète. En Argentine, à la Une de Clarin ou à la Une de La Nacion, qui présente ce « politique qui a marqué les années 90 et changé le péronisme ». Et le décès de Carlos Menem dépasse évidemment les frontières, on voit aussi son visage et sa nécrologie dans O Globo au Brésil. Au Chili, El Mercurio titre sur les trois jours de deuil national décrétés à Buenos Aires après la mort de celui qui fut « un ami » du pays. Plus au nord, aux États-Unis, le New York Times présente celui qui « a mené l'Argentine à travers la tourmente économique », un homme visé par des affaires de corruption aussi.

Un nom connu et sali jusqu'en Europe

Carlos Menem était « l'un des présidents les plus connus d'Amérique latine » analyse le Financial Times, mais aussi l'un des plus controversés, précise le quotidien britannique. Un « caudillo », un homme fort, « au style de vie flamboyant », arrivé au pouvoir « de manière inattendue » en 1989 en période d'hyperinflation. Un président qui, « plus que tout autre dans la région, a adhéré de tout cœur à la doctrine du marché libéral consacrée par le consensus de Washington ». Des privatisations, des investissements étrangers et une monnaie ancrée sur le dollar… Un plan d'abord jugé « audacieux » rappelle le FT, mais qui laissera finalement une économie « défectueuse qui s’effondrera, deux ans après le départ de Carlos Menem, lors de la crise financière argentine de 2001 ».

Et pour bien cibler le personnage, qui a été condamné pour trafic d'armes notamment, le Financial Times évoque « un playboy et un bon vivant ». Le journal cite une anecdote. Lorsque Carlos Menem était « critiqué pour avoir accepté une Ferrari offerte par des hommes d'affaires locaux », le président répondait : « Cette Ferrari est à moi, à moi, à moi ! Pourquoi devrais-je la rendre ? » La Repubblica, en Italie, d'où venait probablement cette Ferrari résume finalement assez bien : oui, Carlos Menem était« un symbole du néo-libéralisme ».

La presse européenne, un œil sur les élections en Catalogne

El Pais, le journal espagnol revient aujourd'hui sur l’élection au Parlement de Barcelone. À l'arrivée, « le mouvement indépendantiste renforce sa majorité malgré la victoire du Parti socialiste », titre El Pais.

Élections analysées aussi en Allemagne par le Süddeutsche Zeitung. « C'était un choix de direction pour la Catalogne », écrit-il en posant cette question « la lutte pour une autodétermination ou même pour l'indépendance de la région doit-elle se poursuivre - ou pas ? » Et pour le journal allemand, la « direction est claire » aussi. Même si le parti socialiste du Premier ministre s'en sort bien, en définitive, « les séparatistes obtiennent à nouveau la majorité absolue des sièges. Tous les partis séparatistes réunis peuvent compter sur environ 74 sièges. La majorité est de 68 sièges », rappelle le quotidien allemand.

En Nouvelle-Zélande, Auckland reconfinée pour trois jours

« C'était une triste Saint-Valentin des deux côtés de la mer de Tasman », écrit The New Zeland Herald, en évoquant ce bras de mer qui sépare l'Australie de la Nouvelle-Zélande. Après, « le blues » de l'État australien de Victoria, chez les voisins néo-zélandais, trois cas communautaires du variant britannique du Covid-19 ont été détectés dans une famille d'Auckland.

Résultat, cette ville d'1,7 million habitants est reconfinée pour au moins trois jours. Une mesure visiblement comprise et respectée par une bonne partie de la population. Sauf pour cette « cinquantaine de personnes », rapporte encore The New Zealand Herald. Une cinquantaine de personnes ayant choisi de braver « une journée froide et pluvieuse à Auckland » ainsi que l'interdiction de se rassembler. Pour aller manifester devant le bureau de Jacinda Ardern, alors que la Première ministre était à Wellington. Sans masques, ces manifestants dénonçaient les mesures de restrictions, la campagne de vaccination. Ils utilisaient d’ailleurs un mégaphone mais, comme pour montrer le peu de représentativité de ces trublions, le New Zeland Herald s'amuse : des voisins « ont allumé du death metal à fond », histoire de « noyer » les slogans et qu'on ne les entende plus. Le message est clair.

Quoiqu'il en soit, face à cette crise sanitaire, le journal déplore un manque de coordination avec l'Australie, et il plaide pour un plan d'action établi à l'avance avec le voisin, pour parer à l'avenir les éventuelles épidémies.

En Inde, l'arrestation d'une jeune défenseure de l'environnement

Elle s'appelle Disha Ravi, elle a 22 ans. Elle est une membre de longue date du mouvementFridays for Future initiée par la Suédoise Greta Thunberg. Et son visage est en Une de The Hindu aujourd'hui. En Une du Times of India également, qui la montre posant tout sourire, à côté de son chien...

« Disha Ravi a été arrêtée samedi à Bangalore », apprend-on. Par la police numérique de New Delhi, venue donc de près de 2 000 kilomètres de là. Son tort ? Avoir « crée un groupe WhatsApp et participé à la diffusion d'une boite à outils » selon un communiqué de la police. Oui, une boite à outils numérique relayée justement par Greta Thunberg sur internet et qui affiche un soutien aux agriculteurs indiens engagés dans un mouvement de contestation.

Les autorités indiennes l'ont vu d'un mauvais œil. Le Times of India nous explique en effet que « Disha Ravi est accusée de sédition et de complot criminel », en détention pour au moins cinq jours. « En pleurs devant la Cour, elle a assuré n'avoir rédigé que deux lignes de la fameuse boite à outils. » Qu'importe, « la police dit qu'elle est la conspiratrice en chef », explique le quotidien indien.

 

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