Revue de presse internationale

À la Une: duel périlleux en Allemagne pour la succession de Merkel

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Markus Söder, le président de la CSU, et Armin Laschet, le président de la CDU.
Markus Söder, le président de la CSU, et Armin Laschet, le président de la CDU. © John MacDougall / Pool via AP - Marcel Kusch / DPA via AP - Montage RFI

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À moins de six mois des élections législatives qui sonneront le départ à la retraite de la chancelière Merkel, la droite compte donc deux candidats : le Bavarois Markus Söder et Armin Laschet, le patron de la CDU, pour reprendre le flambeau.

Et c'est « le duel dont tout le monde avait peur », titre le Suddeutsche Zeitung qui estime que si le Bavarois Söder devait l'emporter, « la CDU serait sérieusement déstabilisée ». « Comment pourrait fonctionner un gouvernement fédéral avec à sa tête le leader de la CSU, le plus petit parti de la coalition ? », s'interroge ainsi le quotidien. Crainte partagée par Die Welt pour qui « un candidat chancelier issu de la petite sœur bavaroise arriverait à un moment très inopportun pour une CDU en pleine crise d'identité ». « Il y a un risque très réel de défaite » pour les conservateurs, estime de son côté le TagesZeitung qui ne donne aucune chance à Laschet et à Söder de remporter les élections au Bundestag à l'issue de ce duel qui pénalisera la coalition « quel que soit le vainqueur ».

La fin de règne de Merkel tourne donc au calvaire pour les conservateurs allemands qui « doivent donc sortir de l'ornière au plus vite », souligne Le Temps. Le quotidien suisse estime que la direction de la CDU va trancher rapidement entre les deux prétendants, « peut-être même avant leurs principaux concurrents les Verts, qui doivent eux désigner leur candidat le 19 avril prochain ».

Israël montré du doigt après la cyberattaque de la centrale iranienne de Natanz

Pour la presse, l'implication d'Israël ne semble faire guère de doute. « La bataille secrète en cours entre Israël et l'Iran n'est plus si secrète », explique ainsi le Haaretz qui impute clairement « l'incident de Natanz » à une « cyberattaque israélienne ». « Un sabotage israélien », commente également le New York Times qui rappelle « que le gouvernement israélien n'a pas caché son mécontentement face à la volonté américaine de relancer l'accord nucléaire avec Téhéran ».

Cette attaque va donc « compliquer les efforts diplomatiques en cours pour sauver cet accord », estime l'ensemble de la presse, à l'instar du New York Times qui souligne que « Téhéran va se sentir obligé de riposter pour signaler à Israël que ses attaques ne peuvent pas rester sans réponse ». Le sujet sera au cœur des discussions entre les autorités israéliennes et Lloyd Austin, le secrétaire américain à la Défense, arrivé hier à Tel Aviv « au moment même où l'Iran annonçait l'incident de Natanz », souligne le Wall Street Journal. « Un message clair envoyé à Biden », commente le Haaretz.

Le Japon s’apprête à rejeter à la mer l'eau contaminée de la centrale de Fukushima

« La décision se rapproche », titre Asahi Shimbun qui estime que « tout porte à croire que le Premier ministre Suga passera outre les réactions véhémentes des pêcheurs et ordonnera le déversement de l'eau contaminée dans l'Océan pacifique ». Dix ans après la catastrophe, « les quelque 1 000 réservoirs d'eau contaminée atteignent leur limite de stockage avec 1,25 million de tonnes », souligne encore le quotidien japonais qui précise que « l'eau a été traitée pour être débarrassée de la plupart de ses substances radioactives ». 

À l'exception notable du tritium, s'inquiète de son côté la presse chinoise qui exhorte donc « le Japon à évaluer en profondeur son plan d'élimination des eaux radioactives », comme le titre le quotidien chinois le Global Times qui comme les pêcheurs japonais met en avant les risques majeurs d'un tel rejet « pour l'environnement marin, mais également la sécurité alimentaire et la santé humaine ». 

Royaume-Uni : contrairement aux spéculations, la reine n’abdiquera pas

« Pourquoi la reine ne risque pas d'abdiquer », titre le Guardian qui donne, toujours en titre, cette réponse simple : « parce qu’elle a fait un pacte avec Dieu ». « Contrairement aux autres monarques européens, explique ainsi le quotidien, c'est une reine ointe », c’est-à-dire consacrée, en référence au pacte divin conclu lors de son couronnement, et on ne rompt pas un tel pacte. Les experts Royaux sont donc formels : la reine Elizabeth, 95 ans, qui célébrera son jubilé de platine l'an prochain, va continuer à régner aussi longtemps « qu'elle sera physiquement et mentalement capable de le faire ». Le prince Charles devra donc attendre encore un peu.

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