Revue de presse internationale

À la Une: la rencontre Biden-Poutine à Genève

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Le président Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine arrivent pour se rencontrer à la Villa la Grange, mercredi 16 juin 2021, à Genève, en Suisse.
Le président Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine arrivent pour se rencontrer à la Villa la Grange, mercredi 16 juin 2021, à Genève, en Suisse. AP - Patrick Semansky

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Cette rencontre va durer quatre à cinq heures et se déroule dans une villa qui avait déjà accueilli la première rencontre Reagan-Gorbatchev en 1985. C’est un format réduit : chefs d’États et ministres des Affaires étrangères, ce qui est la garantie d’un dialogue assez direct. Pour autant, écrit le Washington Post, il n’y a pas grand-chose à attendre de ce sommet. D’ailleurs, le journal souligne qu’il n’y aura pas de conférence de presse commune à la fin, ce qui montre que les points d’accord ne sont pas nombreux et que l’objectif n’est pas de mettre en scène une remise à zéro des relations comme avec Barack Obama ou une forme d’entente comme avec Donald Trump.

Les sujets qui fâchent sont connus : cyberattaques, ingérence russe dans les élections américaines, droits de l’homme et Ukraine, et ils ne devraient pas changer. Mais l’objectif, d’un côté comme de l’autre, c’est d’arriver à une relation qui, à défaut d’être bonne, serait stable et prévisible. Pour le spécialiste russe des relations internationales Maxim Soutchkov, interrogé par le quotidien suisse Le Temps, les États-Unis souhaitent que la Russie n’interfère pas trop dans leur rivalité avec la Chine.

La Chine, c’est l’éléphant dans la pièce de cette rencontre. 

Le Soir de Bruxelles interroge un autre spécialiste des relations internationales, américain celui-ci, Robert Kaplan. Pour lui, ce sommet est l’occasion pour la Russie d’être traitée en égale des États-Unis, mais aussi d’envoyer un message à la Chine dont l’expansionnisme économique et politique l’amène à s’implanter dans des pays proches de la Russie.

Ça, le Global Times l’a bien perçu. Dans un article en forme d’éditorial, l’organe de communication du parti communiste chinois vante la force des liens entre Moscou et Pékin. Il s’appuie notamment sur une interview accordée en amont du sommet par Vladimir Poutine à la chaîne américaine NBC dans laquelle le leader russe explique que les relations avec la Chine sont à un niveau de confiance et de coopération inégalé dans tous les domaines et qu’il est très satisfait du partenariat avec son voisin. 

Des déclarations très appréciées à Pékin où le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cité par le Global Times, a déclaré : « La Chine et la Russie sont unies comme des montagnes et leur amitié est indestructible ».

On reste en Asie, mais on part au Japon

Le pays, pas en avance sur la vaccination, s’apprête à ouvrir les injections aux 18-64 ans. Tout cela se passe à quelques semaines de l’ouverture des jeux olympiques de Tokyo, pour lesquels on apprend qu’une jauge de 10 000 spectateurs, tous japonais, pourrait être admise dans les stades. Mais surtout le Japan Times nous apprend que les organisateurs travaillent sur la troisième version des règles liées à la pandémie de Covid-19. Il est prévu que les athlètes subiront chaque jour des tests salivaires, qui en cas de test positif, mèneront à des tests PCR. Parmi les règles mises en place, il y aura aussi l’obligation de porter le masque dans plusieurs circonstances dont les remises de médailles. 

Le non-respect des règles pourrait conduire à l’interdiction de participer aux épreuves, à des amendes dont le montant n’est pas précisé, un retrait d’accréditation, voire une expulsion pure et simple du territoire japonais. 

Le journal australien The Australian note aussi qu’il est demandé aux athlètes de regagner leur pays dès la fin de leurs épreuves sans attendre la fin des Jeux. The Australian s’inquiète pour les nageurs, la natation est un sport très important pour le pays, les épreuves étant concentrées en première semaine, laissant aux nageurs la possibilité, dont ils ne se privent pas selon la rumeur publique, de faire la fête pendant la deuxième semaine. Rappelons qu’il y a quelques jours, la presse japonaise annonçait que comme c’est de tradition, des dizaines de milliers de préservatifs seraient distribués dans le village olympique, mais que les organisateurs demandaient, pour des raisons sanitaires, qu’ils ne soient pas utilisés sur place, mais au retour au pays. 

Du sport encore, après la victoire de la France contre l’Allemagne pour le premier match des deux équipes à l’Euro. 

Die Welt laisse une large place au match et à ses à-côtés, et on vous laisse découvrir la déception allemande. Mais il est recommandé d’aller lire l’analyse de la rencontre dans Le Soir de Bruxelles. Le titre indique sobrement que la France assume son statut de favori, statut également revendiqué par la Belgique. On peut y lire que la possession allemande a été stérile et que sans être toujours brillants, les Français se sont montrés compacts et létaux défensivement. Et qu’ils sont même peut-être encore plus costauds, plus compacts et plus mûrs qu’il y a trois ans, quand la France avait battu la Belgique en demi-finale du mondial russe dans un match qu’une partie de la Belgique n’a manifestement toujours pas oublié et digéré.

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