Revue de presse internationale

À la Une: Haïti dans l'incertitude et le chaos après l'assassinat du président Moïse

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Le présidenti haïtien Jovenel Moïse est mort le 7 juillet 2021.
Le présidenti haïtien Jovenel Moïse est mort le 7 juillet 2021. © AFP/Chandan Khanna/

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« Haïti un peu plus au bord du précipice », titre le quotidien suisse Le Temps. Cet assassinat « ébranle une nation déjà extrêmement fragile », souligne de son côté le New York Times, alors que le Washington Post explique que « le vide de leadership en Haïti est un baril de poudre potentiel dans une nation déjà aux prises avec des difficultés économiques, politiques et sociales croissantes, avec la violence des gangs qui explose dans la capitale Port-au-Prince, avec l’inflation qui monte en flèche et la nourriture et le carburant qui se raréfient dans un pays où 60 % de la population gagne moins de 2 dollars par jour ».

« Le vide politique pourrait aggraver cette agitation et cette violence et faire basculer Haïti dans l’anarchie », s’inquiète de son côté le New York Times, à l’instar du Wall Street Journal qui souligne « qu’il sera difficile pour les États-Unis, à seulement une heure de vol de Port-au-Prince de maîtriser l’instabilité, le chaos dans lequel s’enfonce Haïti ». Les États-Unis, qui après avoir fermement condamné l’assassinat du président Moïse, appellent toujours, à l’instar de la communauté internationale, « à la tenue d’élections législatives et présidentielle d’ici à la fin de l’année ».

« Impensable » alors que « le pays n’est plus dirigé par personne et que le Parlement est caduc », estiment la plupart des spécialistes d’Haïti interrogés dans la presse, comme le chercheur américain Jake Johnston qui dans le Wall Street Journal prône la mise en place « d’un gouvernement de transition non partisan », et la supervision d’une transition crédible ; des propositions qui avaient été (précédemment) rejetées par le Conseil de sécurité de l’ONU, explique le quotidien américain qui note que le Conseil est appelé à se réunir en urgence aujourd’hui.

Donald Trump engage un bras de fer avec les réseaux sociaux

L’ex-président crie à la censure, sept mois après avoir été évincé de tous les réseaux sociaux après les émeutes au Capitole, Trump vient donc de déposer plainte contre Facebook, Twitter, Google et leurs patrons « pour obtenir le rétablissement de tous ses comptes en ligne », rapporte l’ensemble de la presse qui n’est d’ailleurs pas tendre avec cette initiative judiciaire de l’ex-président. « Trump se languit de sa plateforme perdue », ironise le Guardian, « ce procès ridicule montre à quel point Trump est devenu petit », « c’est un procès minable et pathétique », dénonce l’éditorialiste du New York Times qui voit dans cette action la volonté de Trump de « tout faire pour attirer l’attention sur lui, et à faire n’importe quoi pour gagner quelques dollars de plus ».

Critique partagée par le Wall Street Journal qui souligne que les chances que cette plainte aboutisse, contre des entreprises privées, sont « quasi inexistantes », le quotidien qui rappelle également que lorsqu’il était président, Trump « bloquait (lui-même) certaines personnes sur son compte Twitter ».

Les JO de Tokyo sous état d’urgence sanitaire, avec pas ou très peu de public

Des jeux plombés par la pandémie qui redémarre, à moins de 2 semaines maintenant de la cérémonie d’ouverture, le gouvernement nippon a ainsi confirmé ce que la presse annonçait sans aucun conditionnel dès ce matin, Tokyo va donc être à nouveau placé « sous état d’urgence jusqu’au 22 août prochain, soit bien après la fin des JO », explique l’Asahi Shimbun pour qui « que le rêve du Premier ministre Suga d’accueillir des foules olympiques en délire est désormais aussi vide que les tribunes attendues aux Jeux de Tokyo ».

L’option « des jeux à huis clos », sans aucun spectateur reste sur la table, souligne de son côté le Japan Times qui indique que la décision devrait être prise rapidement. En attendant, le relais de la flamme olympique se déroulera bien « à huis clos demain dans la capitale », précise encore le quotidien japonais.

Une intelligence artificielle repère les députés belges dissipés

Depuis quelques jours, note le quotidien belge Le Soir, « les hommes politiques présents aux sessions du Parlement flamand sont scrutés par une intelligence artificielle », qui repère ceux d’entre eux qui consultent leur téléphone plutôt que d’écouter les débats. Ensuite, l’intelligence artificielle génère automatiquement un tweet sur leurs comptes, un message de rappel à l’ordre sur le mode « Cher député, restez concentré, s’il vous plaît ! ».

C’est un artiste belge Dries Depoorter qui a créé cette intelligence artificielle, nommée « The Flemish Scrollers », « les Scrollers flamands ». Une petite dizaine de députés en ont déjà fait les frais, tagués sur les réseaux sociaux après avoir été pris en flag « d’inattention ».

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