Revue de presse internationale

À la Une: la querelle sur les droits de pêche s'envenime entre Paris et Londres

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Un bateau de pêche français dans le port de Saint-Helier à Jersey, île anglo-normande, en mai 2021.
Un bateau de pêche français dans le port de Saint-Helier à Jersey, île anglo-normande, en mai 2021. © AFP/Sameer Al-Doumy
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L’ensemble de la presse britannique rapporte ce que le Times appelle « l’ultimatum français », la France qui menace le Royaume-Uni de « perturber les échanges commerciaux à partir de mardi prochain 2 novembre si ses bateaux -les bateaux de pêche français- n’ont pas un meilleur accès aux eaux britanniques ». « Interdiction de débarquement, et contrôles douaniers et sanitaires accrus sur les produits de la mer débarqués en France », la liste des rétorsions contre les îles Anglo-normandes pourrait encore s’allonger, souligne le Times avec « des menaces énergétiques », sur la fourniture de l’électricité aux îles britanniques.

« Des menaces décevantes et disproportionnées », a réagi hier Downing Street, souligne de son côté le Guardian, qui explique que le Premier ministre Boris Johnson promet ni plus ni moins de riposter si la France rompt « l’accord de pêche post-Brexit ». Car le Royaume-Uni maintient « que les demandes de licences françaises rejetées l’ont été dans le respect des accords signés », explique le Guardian, qui s’interroge sur « la légalité de l’action unilatérale », entreprise par la France avec ses menaces de rétorsions. Le quotidien britannique note que « Paris cherche d’ailleurs le soutien des Européens dans ce dossier », mais reste pour l’instant « isolé ».

L’UE inflige une amende de 1 million d’euros par jour à la Pologne 

« Cela commence à faire cher l’entêtement », commente Le Soir, le quotidien de Bruxelles, qui explique que la Pologne va donc devoir payer 1 million d’euros par jour « jusqu’à ce qu’elle supprime la très controversée Chambre disciplinaire de la Cour suprême », accusée de porter atteinte à « l’indépendance de la justice ». « C’est la peine la plus élevée jamais infligée par la cour de justice de l’UE », note de son côté El Pais et qui s’ajoute, dit le quotidien espagnol, à « l’amende journalière de 500 000 euros à laquelle la Pologne a déjà été condamnée il y a un mois pour avoir refusé de fermer une usine de charbon ».

Au total, cela fait une ardoise de 1,5 million d’euros qui « seront décomptés des futurs paiements des fonds européens de relance à la Pologne toujours bloqués par Bruxelles », explique Le Suddeutsche Zeitung qui s’inquiète « d’une dangereuse escalade », entre Bruxelles et Varsovie. Cette amende même justifiée, souligne l’éditorialiste du quotidien, « ne rapproche pas vraiment le conflit d’une solution ».

Pire encore, « ces mesures coercitives sont une arme à double tranchant », fait ainsi valoir la presse allemande « qui pénalise le gouvernement polonais, mais lui permet également d’attiser la colère contre Bruxelles », sur le mode « regardez, c’est comme ça que l’Europe vous traite ».

La tension monte entre la Chine et les États-Unis sur Taïwan

Pékin ne décolère pas après que « les États-Unis ont appelé Taïwan à s’impliquer davantage à l’ONU », rapporte le Guardian pour qui « Washington fait ainsi monter la tension », alors que la Chine « considère que l’île démocratique est sa province et doit être réunifiée par la force si nécessaire ».

Les déclarations américaines « s’ajoutent à l’escalade de la rhétorique diplomatique et des manœuvres militaires concernant Taïwan », explique encore le quotidien britannique « entre le défilé d’avions militaires chinois au-dessus de l’île et les promesses de Joe Biden de défendre Taïwan contre toute invasion chinoise ». De quoi enflammer la presse nationaliste chinoise « si les États-Unis veulent se battre à l’ONU, la Chine ripostera », prévient l’éditorialiste du Global Times, qui martèle « que la Chine ne reculera jamais d’un pouce sur la question de Taïwan ». 

Un dinosaure à la tribune de l’ONU pour défendre le climat

C’est la vidéo qui fait le buzz sur les réseaux sociaux et amuse la presse mondiale. À quelques jours de l’ouverture de la COP26, rapporte ainsi le Washington Post, l’ONU a diffusé hier un clip vidéo digne de Jurassic Park « où l’on voit un dinosaure grandeur nature débouler à l’Assemblée générale des Nations unies », et monter à la tribune pour exhorter les diplomates à « sauver leur espèce », « à ne pas choisir l’extinction ».

« Frankie le dinosaure », sait de quoi il parle, bien sûr, souligne de son côté le Daily Mail qui salue le clip créé par le Programme des Nations unies pour le développement « une vidéo très amusante, mais qui véhicule un message sérieux », dit le quotidien britannique « sur la manière dont les Nations s’éteignent en investissant des milliards de dollars pour subventionner les combustibles fossiles, plutôt que les énergies renouvelables ».

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