Écouter le monde

Les sons pour le dire – Fracas

Audio 03:42
Fracas - Ecouter le monde
Fracas - Ecouter le monde © Studio graphique FMM

Selon Le Robert, le mot « fracas » « s’emploie aussi au sens du bruit qui résulte d’un choc ou d’une rupture violente ». Kiko Herrero, écrivain, analyse les nuances sonores, imagées et sémantiques du mot dans ses deux langues : l’espagnol et le français. 

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Kiko Herrero, né à Madrid en 1962, est au début des années 80 programmateur au Rock-Ola, temple de la Movida. Il arrive à Paris en 1985, et travaille dans le cinéma et le théâtre et met en scène des performances et des spectacles musicaux. En 1996, avec Serge Ramon, il ouvre ÉOF, espace pluridisciplinaire d’exposition qui s’intéresse de façon transversale aux tendances émergentes de la création contemporaine. Il est l’auteur de deux romans : El Clínico (2018) et ¡ Sauve qui peut Madrid ! (2014), tous deux publiés aux éditions P.O.L

  Les vagues se fracassent et se refracassent, Il n’existe pas ce verbe  refracasser, mais il faudrait l’inventer, pour les vagues et les êtres humains    

 

Présentation de la série : Les sons pour le dire

Au-delà de leur sens, le son des mots évoque ce qu’ils traduisent. Si la poésie se joue depuis la nuit des temps de leurs sonorités, où celles-ci puisent-elles leur source ? Comment les mots se (re)composent-ils d’une langue à l’autre ? Gardiens de la mémoire de celui qui les énonce, ils disent la vie ici et ailleurs. Cette série se propose d’explorer un lexique choisi et de confronter les mots à leur résonance en français et dans une autre langue. Chaque épisode raconte l’usage d’un mot, ses correspondances et ses différences, à travers le ressenti d’invités bilingues.

Genèse d’une idée en deux langues

Le vent dans les dunes du désert, le chant des lémuriens, les cornes de brume dans un port encore jamais visité… Par l’écoute, j’ai découvert des sons étranges à mes oreilles et familiers à d’autres. Le son donne accès au réel de manière charnelle. Il suscite l’imaginaire et éveille l’inconscient par sa vive présence invisible.
Dans mon travail à la radio et pour la plateforme Ecouter le monde j’écoute, j’enregistre et je reçois des sons du monde entier, souvent en faisant l’expérience de la première fois. Le lointain devient proche, l’inconnu intime. Incompréhensibles, les langues étrangères aussi deviennent accessibles grâce à leur mélodie. Chaque langue est un son, mais aussi une façon d’appréhender le réel, avec son cortège de souvenirs ancrés dans des lieux. Je le sais, car j’appartiens à deux langues : l’italien et le français. C’est pourquoi j’ai eu envie de mettre en miroir un mot d’une langue à l’autre, par le son et le sens, et d’interroger ceux qui, comme moi, vivent entre deux langues. Craquement, murmure, silence, fracas, souffle, cri… : chacun de mes invités racontera l’histoire que lui évoque un mot, en version bilingue.

Ecouter le monde : une plateforme participative

Ecouter Le Monde est une émission radiophonique en miniature, en réécoute en podcast ici, mais aussi une plateforme sonore participative consacrée à l’écoute. Elle archive et met à disposition en libre accès plus de 200 enregistrements sonores envoyés du monde entier, mais aussi des cartes postales sonores et des publications. Les extraits sonores de cette chronique sont à retrouver sur La carte des sons de la plateforme.

 

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