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Afrique économie

Congo-Brazzaville: le moratoire accordé par le Club de Paris suscite des espoirs

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Les montants avancés par le ministre délégué au Budget sont chiffrés en milliards de francs CFA qui seront orientés dans la lutte contre le Coronavirus, l’amélioration du social en général et la relance de l’économie nationale.
Les montants avancés par le ministre délégué au Budget sont chiffrés en milliards de francs CFA qui seront orientés dans la lutte contre le Coronavirus, l’amélioration du social en général et la relance de l’économie nationale. Getty Images/Bloomberg / Contributeur

Le Congo vient de bénéficier du moratoire du Club de Paris qui suspend pendant huit mois le paiement du service de sa dette vis-à-vis d’un certain nombre de créanciers publics. Les autorités gouvernementales se frottent les mains et assurent que les fonds libérés par cette initiative seront particulièrement injectés dans le social et la relance de l’économie. Si les services hospitaliers disent avoir déjà obtenu des financements, les opérateurs économiques, eux, espèrent que l’État va amorcer l’apurement de leur dette qui n’a pas été payée depuis des années.

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Dans un bureau un peu exigu du sixième étage du ministère des Finances, Ludovic Ngatsé, ministre délégué au Budget, a exprimé devant la presse son satisfecit à la suite de l’annonce du Club de Paris, avant de s’expliquer longuement les avantages du moratoire.

« Le report ou la possibilité de ne pas payer cette dette au Club de Paris (dans la période allant de mai à décembre 2020) représente à peu près 130 milliards. Le Club de Paris a demandé aux autres créanciers, notamment ceux du Club de Londres, qui sont des créanciers privés, de le suivre dans cette initiative. Et là, nous pourrions bénéficier des montants plus importants. À ce jour, nous avons à peu près 180 milliards. Nous espérons atteindre les 200 milliards voire plus », a déclaré Ludovic Ngatsé.

► À lire aussi : Le FMI examine la demande d’aide d’urgence du Congo-Brazzaville

Des montants pour des secteurs clés

Les montants avancés par le ministre délégué au Budget sont chiffrés en milliards de francs CFA qui seront orientés dans la lutte contre le coronavirus, l’amélioration du social en général et la relance de l’économie nationale confrontée à la crise sanitaire et à la baisse des cours du pétrole.

« L’argent qui sera libéré, que nous ne pourrions pas verser pour payer cette dette, servira à répondre aux besoins urgents de réponse à la pandémie (du coronavirus). D’ailleurs dans le cadre de cette initiative, on oblige les pays qui sont agréés à utiliser ces ressources pour faire face aux besoins urgents notamment sur les plans sanitaires, le social et économique », a dit M. Ngatsé.

« Que l’État congolais pense à éponger sa dette intérieure »

Sur le plan social, la direction du CHU de Brazzaville affirme avoir reçu d’importantes subventions du gouvernement qui ont permis d’améliorer son plateau technique. « Nous avons déjà reçu de la part du gouvernement sept respirateurs sur les quinze qui nous ont été promis. Nous avons également reçu quinze moniteurs, c’est-à-dire des appareils de surveillance des patients. Nous avons reçu quinze seringues électriques également », a détaillé Ulrich Judicaël Biez, directeur général adjoint du CHU-B.

En revanche, les entreprises locales qui ont préfinancé les travaux de l’État demandent au gouvernement de profiter du moratoire du Club de Paris pour faire face à leur dette qui serait de l’ordre de 146 milliards de francs CFA. Joséphat-Roger Obesse, président du Copeco (Collectif des opérateurs économiques du Congo). « Que l’État congolais pense à éponger sa dette intérieure. Il faut d’abord amorcer pour alléger la souffrance du secteur privé national », a lancé M. Obesse.

En 2010 le Congo avait bénéficié de l’effacement d’une importante partie de sa dette extérieure dans le cadre de l’Initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) avant de replonger dans un endettement jugé excessif par les analystes. La plus grande partie de cette dette qui serait de 117 % du PIB est due à la Chine.

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