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Le Congo-Brazzaville toujours empêtré dans ses difficultés budgétaires, selon la Cemac

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Fruits d'une gestion très critiquée par le FMI, la dette due aux traders pétrolier par Brazzaville continue de freiner toute possibilité de redémarrage économique. Le FMI attend toujours que toute la clarté soit faite sur cette dette avant de reprendre son programme de soutien financier.
Fruits d'une gestion très critiquée par le FMI, la dette due aux traders pétrolier par Brazzaville continue de freiner toute possibilité de redémarrage économique. Le FMI attend toujours que toute la clarté soit faite sur cette dette avant de reprendre son programme de soutien financier. © Getty Images/Mtcurado

La Communauté économique d'Afrique centrale pointe, dans son rapport annuel sur les réformes économiques, les carences en matière de mobilisation de recettes budgétaires au Congo-Brazzaville. 

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De notre correspondant à Brazzaville,

Selon son rapport 2020, dans le premier pilier concernant les politiques budgétaires, le PREF-Cemac n’a pas pu atteindre certains objectifs, notamment et l’amélioration de la qualité de la dépense publique.

Par ailleurs, au Congo, la mobilisation des recettes hors pétrole n’a pas été chose facile pour des raisons évoquées ici par le professeur Cyr Djena Wembou, secrétaire permanent du PREF-Cemac. « Je pense que tous nos États ont fait des efforts en matière de mobilisation des recettes non pétrolières. Mais, il y a eu des lenteurs au Congo ; lenteurs liées à ses négociations avec le FMI », explique-t-il.

► À lire aussi : Le FMI examine la demande d’aide d’urgence du Congo-Brazzaville

Renégocier la dette vis-à-vis des traders

Les discussions entre le Congo et le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) sont au point mort depuis 2019. L’institution de Bretton Woods demande au pays de renégocier sa dette vis-à-vis des traders notamment. À cause de cette dette, entreprises et citoyens font face à une pression fiscale sans précédent, analyse Brice Makosso de la Coalition congolaise « Publiez ce que vous payez ».

« Cette situation (d’endettement) met le Congo dans une complexité budgétaire. Elle fait que le gouvernement exerce la pression fiscale sur les entreprises et les citoyens. Il est très clair que ce scénario pourra probablement déraper, en maintenant cette pression sur les entreprises et les citoyens », relève M. Makosso.

L'impact de la crise sanitaire

En 2020 la crise sanitaire due au Coronavirus a bien impacté la collecte des recettes non pétrolières, affirme l’économiste et fiscaliste Ray Okana. « L’impôt qui rapporte plus de ressources au budget, c’est la TVA ou l’impôt sur la consommation. Or, en période de crise généralement la consommation est très faible parce que le pouvoir d’achat est très amoindri à cause des licenciements et de nombreux chocs », fait-il observer.

La crise sanitaire est en même temps présentée par les économistes comme une opportunité ayant permis de détecter les failles de l’économie. En matière de mobilisation de recettes hors pétrole, Ray Okana est optimiste quant au redémarrage de la machine en 2021. « Je pense que la machine va fonctionner, donc redémarrer, mieux que le régime que nous avons pu observer en 2020 », dit-il.

Pour optimiser le dispositif de recouvrement des recettes hors-pétrole, de nombreux experts conseillent aux autorités de mener une grande lutte contre la corruption et les exonérations.

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