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Chronique des matières premières

La nouvelle flambée des céréales fait échouer l’appel d’offre de l’Égypte

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(Photos d'illustration) © Pixabay

Blé, soja et surtout maïs… Les cours mondiaux des céréales sont de nouveau à la hausse depuis mardi 12 janvier. Le dernier rapport de l’Agence américaine à l’agriculture alimente cette nouvelle flambée, qui dissuade l’Égypte d’acheter du blé pour le moment.

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Les céréales démarrent décidément l’année 2021 en fanfare. Les cours du maïs ont atteint leur limite maximale de hausse quotidienne mardi sur le marché à terme américain. Mercredi, l’envolée a continué de Paris à Chicago. À 5,39 dollars le boisseau, le maïs est au plus haut depuis mi-2013, le soja et le blé sont au plus haut depuis 2014. À Paris, la tonne de blé vaut près de 230 euros.

Le 12 janvier, le rapport de l’Agence américaine à l’agriculture (USDA) a surpris les marchés, en révisant à la baisse de 8 millions de tonnes la dernière récolte de maïs des États-Unis, par rapport à décembre. Les dommages de la sécheresse sur les rendements des grandes plaines avaient été sous-estimés. Révision à la baisse également des récoltes américaines de soja et de blé, craintes sur les nouvelles récoltes de l’hémisphère sud, Argentine et Brésil.

À écouter aussi : Le soja brésilien bientôt boudé par les acheteurs européens ?

De la Chine au Maroc, une forte demande de céréales

On s’inquiète pour la soudure, d’ici à septembre prochain, étant donné la forte demande internationale. Tous les pays importateurs, Chine en tête, souhaitant reconstituer leurs stocks, ce que le Covid n’a pas toujours permis. Le Maroc est plus que jamais aux achats pour compenser sa faible récolte et Rabat a supprimé sa taxe à l’importation pour les faciliter.

Devant cette flambée des cours des céréales, l’Égypte a cependant renoncé à son dernier appel d’offres. Pour le premier importateur mondial de blé, les propositions étaient trop rares et trop chères. Même le blé russe n’est plus compétitif, la Russie a imposé une taxe à l’export pour calmer l’inflation du blé chez elle et elle songe à la doubler prochainement.

Cet effacement du blé russe pourrait selon FranceAgriMer permettre au blé français de regagner des parts de marché en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest en deuxième partie de campagne.

 

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