Le Canada face au racisme systémique contre les autochtones

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Des lumières et des drapeaux déposés sur l'emplacement de centaines de tombes autochtones non identifiées, à Saskatchewan au Canada.
Des lumières et des drapeaux déposés sur l'emplacement de centaines de tombes autochtones non identifiées, à Saskatchewan au Canada. AP - Mark Taylor

La découverte récente de milliers de tombes anonymes près des pensionnats pour autochtones dans l’ouest du Canada provoque une prise de conscience collective dans le pays. Un pan sombre de l’histoire qui pousse les Canadiens à s’interroger sur le racisme systémique auquel les communautés autochtones sont aujourd’hui confrontées, dans le domaine de la santé par exemple.

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Entre 1880 et 1996, c’est une politique d’assimilation à laquelle des dizaines de milliers d'enfants des Premières nations, inuits, et métis, ont été soumises. Enrôlés de force dans des institutions catholiques de la fin du XIXème siècle, écartés de leurs familles et de leur culture, 150 000 enfants autochtones ont été envoyés de force dans des pensionnats fédéraux gérés par des institutions catholiques. Des milliers n'en sont jamais revenus. Et le mois dernier, ce sont ainsi des centaines de tombes qui ont été mises au jour près de ces établissements, notamment dans l’ouest du pays, en Colombie-Britannique. Ceux qui y ont survécu comme Jimmy Papatie interrogé par Marie Normand, racontent les sévices et les viols subis. Plus récemment, la mort de la mère de famille autochtone Joyce Echaquan, qui a filmé en direct avec son téléphone son agonie et les propos dégradants d’infirmières dans un hôpital du Québec, a relancé le débat sur le racisme systémique dont sont victimes les autochtones de nos jours. C’est le sujet du livre « Plus aucun enfant autochtone arraché: pour en finir avec le colonialisme médical canadien » (Lux Éditions)du pédiatre urgentiste, Samir Shaheen-Hussain, professeur adjoint à la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé de l’Université McGill, à Montréal. Pour lui, les autochtones n’ont pas seulement été victimes d’un génocide culturel, mais bien d’un génocide.

 

  • Pérou : un nouveau Premier ministre déjà très critiqué

Le président Pedro Castillo doit révéler, ce vendredi 30 juillet 2021, les noms de ses ministres de l'Économie et de la Justice. Hier, les autres ministres d'État ont prêté serment à Ayacucho, dans le sud du pays, où avait lieu une cérémonie organisée dans le cadre des célébrations du Bicentenaire du Pérou. Après un long suspense, c'est finalement Guido Bellido, un ingénieur qui hérite du poste de Premier ministre. Comme le président, Guido Bellido est d'origine paysanne, et comme lui, il n'a aucune expérience politique. Il vient tout juste d'être élu, au mois d'avril 2021, député du parti parti présidentiel Peru Libre. Un choix contesté, notamment par l’éditorialiste de La Republica qui juge cette décision comme un « coup bas » porté à tous ceux qui ont choisi de voter pour le candidat de la gauche radicale dans une logique anti-Fujimoriste, progressiste ou encore d’unité nationale.

 

  • Martine Moïse raconte sa nuit du 7 juillet dans le New York Times

La veuve du président haïtien, assassiné le 7 juillet 2021 à Port-au-Prince, revient pour la première fois sur cette nuit horrible et la douleur fulgurante de voir son mari, un homme avec qui elle avait partagé 25 ans, se faire tuer sous ses yeux. Martine Moïse profite de cette interview pour réclamer l’aide des États-Unis dans l’enquête sur l’assassinat de son mari. Comme de nombreux Haïtiens, elle se pose de nombreuses questions et laisse entendre qu’il faudrait chercher du côté « des riches oligarques du pays ». Une longue interview dans les colonnes du New York Times dans laquelle l’ancienne Première dame annonce qu'elle envisageait sérieusement de se présenter à la présidence.

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